"Quatre semaines, c'est un peu court pour avoir un freinage de l'épidémie", prévient Karine Lacombe

"Quatre semaines, c'est un peu court pour avoir un freinage de l'épidémie", prévient Karine Lacombe

MESURES - Au lendemain de son entrée en vigueur, la Pr Karine Lacombe a jugé "un peu court" la durée de ce troisième confinement, fixée pour l'instant à quatre semaines.

Tandis que le gouvernement mise sur des mesures efficaces d'ici quatre semaines, le corps médical se montre plus sceptique. Si certains spécialistes réclamaient d'ailleurs un confinement strict, d'autres doutent que les quatre semaines fixées pour ce troisième confinement suffisent à baisser considérablement les contaminations. 

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"Ça va complètement dépendre de l'impact des mesures de freinage", a avancé la Pr Karine Lacombe, invitée de LCI ce dimanche 4 avril, avant de prendre position : "Quatre semaines, ça semble un peu court pour avoir un freinage assez important de l'épidémie. Je pense que ça va être vraiment juste". 

Un horizon plus heureux à la mi-mai ?

La cheffe du service des maladies infectieuses à l’hôpital Saint-Antoine, à Paris, a ensuite tenté de donner des perspectives aux Français tout en refusant de prendre position sur le cas des écoles, fermées, elles aussi, pour quatre semaines : "Si tant est que la campagne de vaccination marche vraiment, d'ici 6 à 8 semaines, on pourrait y voir un peu plus clair. (...) 6-8 semaines, c'est ce qu'il va nous falloir pour lever les mesures actuelles et retendre vers une vie normale". Selon la médecin, le pays pourrait donc rouvrir progressivement ses établissements -les terrasses et certains lieux culturels dans un premier temps- entre la mi-mai et la fin-mai. La Pr Karine Lacombe a également prévenu que cette vague épidémique, la troisième depuis un an, serait rude dans les hôpitaux : "On s'oriente sur une dynamique proche de celle de la première vague et déjà pire que la deuxième". 

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Plus tôt sur le plateau, Gabriel Attal a été plus optimiste : "Les mesures ont été annoncées pour quatre semaines. Je crois profondément qu'elles vont fonctionner". Le porte-parole du gouvernement a pointé le "début de stabilisation de l'épidémie" observé dans les  16 départements soumis à un confinement deux semaines avant le reste du pays et annoncé qu'aucun seuil n'était fixé pour déconfiner la population. "Ce que l'on doit regarder, c'est la dynamique de l'épidémie. Il n'y a pas de critère chiffré qui a été annoncé à ce stade pour lever les mesures." À l'automne, l'exécutif avait fixé deux seuils qui conditionnaient alors la levée du confinement : l'objectif de moins de 3000 patients admis en réanimation et celui de moins de 5000 nouveaux malades par jour. Ce second n'a jamais été atteint depuis.

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