Covid-19 : que signifie concrètement le plan blanc, activé en Nouvelle-Aquitaine ?

Covid-19 : que signifie concrètement le plan blanc, activé en Nouvelle-Aquitaine ?

URGENCE SANITAIRE - Dispositif de crise des hôpitaux, le plan blanc sert à planifier la mise en œuvre rapide et rationnelle des moyens humains et matériels en cas d'afflux de patients ou de victimes.

Objectif : permettre aux établissements de santé de faire face à la flambée épidémique. La Corse, la région Provence-Alpes-Côte d’Azur, l'Occitanie et la Nouvelle-Aquitaine ont tour à tour activé le plan blanc en ce début du mois d'août. Mais concrètement, de quoi parle-t-on ? 

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Attentat, accident grave ou épidémie

Déclenché en cas d'attentat, d'accident grave ou d'épidémie, il s'applique aux hôpitaux et cliniques. La loi du 9 août 2004 impose la rédaction d'un plan blanc à tous les établissements de santé. Selon un document disponible sur le site du ministère de la Santé, ce plan spécifique d'urgence sanitaire, "un dispositif de crise", sert à planifier la mise en œuvre rapide et rationnelle des moyens humains et matériels en cas d'afflux de patients ou de victimes. Tout établissement de santé, quel que soit son statut, dispose d'un plan blanc complété par le plan blanc élargi.

Il offre la possibilité de déployer le plus de personnel possible et de rendre disponibles certains services pour des besoins liés à l'urgence. Et de fait, d'ouvrir des lits supplémentaires, de renforcer ponctuellement les équipes de professionnels de santé dans les établissements en difficulté. L'ensemble des professionnels d'un établissement, qu'ils soient administratifs, médecins, soignants ou personnels techniques, sont impliqués.

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En somme, la mise en alerte des hôpitaux, services d'urgence et de tout le dispositif de santé publique s'effectue dans divers cas : l'accueil massif de victimes non-contaminées, la prise en charge de nombreux patients après un phénomène climatique, la gestion d'une épidémie sur le territoire national - ce qui est donc le cas en ce mois d'août - ou la prise en charge d'un risque biologique. Le dispositif doit être régulièrement testé avec des exercices répétés au minimum chaque année.

À noter qu’avant même les attentats qui ont ensanglanté la France en 2015 ou en 2016, le plan blanc a été déclenché plusieurs fois par le passé, pour faire face à des épidémies de grippe et de gastro-entérite par exemple, mais aussi de graves accidents de circulation.

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