Qui vacciner en priorité ? La Haute autorité de santé dévoile ce lundi ses recommandations

Qui vacciner en priorité ? La Haute autorité de santé dévoile ce lundi ses recommandations

STRATÉGIE - La Haute autorité de santé (HAS) rend ce lundi ses conclusions sur le public à vacciner en priorité contre le Covid-19. L'objectif ? Jouer la transparence pour convaincre des Français encore frileux.

Un nouveau chapitre s'ouvre progressivement dans cette crise sanitaire. La Haute Autorité de santé (HAS) prévoit de rendre public, ce lundi 30 novembre, la stratégie vaccinale de la France, pour tenter de mettre fin à la pandémie de Covid-19. Le ministre de la Santé, Olivier Véran, a rappelé que l'institution scientifique était saisie pour déterminer notamment quels seraient "les publics cibles" à vacciner en priorité avec de "premières recommandations intermédiaires" attendues "fin novembre" et "consolidées" durant la "première quinzaine de décembre". La campagne de vaccination doit démarrer fin 2020-début 2021 pour les publics prioritaires, avant d'être plus massive dans un deuxième temps.

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Le monde commence à se vacciner contre le Covid-19

Qui seront les premiers visés par ces recommandations ? Celles-ci devraient d'abord concerner les professionnels de santé et du secteur médico-social au contact direct des malades ainsi que les personnes les plus à risque de développer des formes graves de la maladie, comme les personnes âgées et celles atteintes de maladies chroniques. À ce sujet, des questions importantes doivent encore être tranchées comme : à quel âge exactement fixer le seuil des "personnes âgées" ?

En toute transparence- Olivier Véran, ministre de la Santé

Le gouvernement français veut jouer la transparence sur le dispositif vaccinal qui sera mis en place dans le pays. En effet, le ministre de la Santé est bien conscient des réticences que rencontrent une partie de la population à l'égard de ce nouveau sérum. "La France est un pays qui doute parfois, et qui doute parfois fortement, plus fortement que les autres, lorsqu'il est question de vaccin et que le vaccin est produit dans des délais aussi contraints", a déclaré l'homme politique. 

41% des Français pensent se faire vacciner

L'enjeu est donc de convaincre les Français. Ils sont seulement 41% à avoir l'intention de se faire vacciner contre le Covid-19, d'après un sondage Ifop pour le Journal du Dimanche et réalisé sur un échantillon de 1.013 personnes. "Il y aura des gens à convaincre", avait déjà concédé le Premier ministre, Jean Castex, anticipant deux écueils : un embouteillage avec des files d'attente pour se faire vacciner, comme pour les tests, et une autre partie de la population s'y refusant totalement.

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Ces dernières semaines, la perspective d'un vaccin s'est concrétisée avec une pluie d'annonces de laboratoires sur l'efficacité de leur trouvaille : Pfizer et BioNTech, suivis par Moderna et AstraZeneca/Université d'Oxford. Au niveau européen, "tous les pays membres de l’Union européenne auront accès à un vaccin en même temps, dès qu’il aura été approuvé", a souligné de son côté la commissaire européenne à la Santé, Stella Kyriakides.

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