Charles de Gaulle : "S'ils avaient vraiment voulu les protéger, ils auraient pris au sérieux les premiers cas"

Charles de Gaulle : "S'ils avaient vraiment voulu les protéger, ils auraient pris au sérieux les premiers cas"

TÉMOIGNAGE - La pandémie de covid-19 a touché la Marine nationale et contaminé 1046 militaires sur son plus gros porte-avions, le Charles de Gaulle, et les navires qui l'accompagnaient en mission. Devant l'hécatombe, l'épouse d'un de ces marins estime que l'armée n'a pas fait assez pour les protéger.

"S'ils avaient vraiment voulu les protéger, ils auraient pris au sérieux les premiers cas et arrêté la mission", a déclaré à LCI la compagne d'un des marins rapatriés à Toulon. Il fait parti des militaires partis en mission il y a trois mois, le 21 janvier, à bord du fleuron de la Marine nationale : le groupe aéronaval du porte-avions Charles de Gaulle, avec sa frégate, son pétrolier et ses aéronefs. Lui comme le reste des membres de l'équipage ne devaient être de retour dans le port méditerranéen que le 24 avril, mais la pandémie de covid-19 s'est invitée à bord.

Les autorités sanitaires et le ministères ont été prévenues du problème alors que 36 soldats présentaient déjà des symptômes caractéristiques. Une réaction trop tardive, selon cette jeune femme qui désire rester anonyme. Résultat : on sait ce samedi que, selon le bilan définitif, 1046 marins ont été déclarés positifs au virus depuis, 50% d'entre eux sont asymptomatiques. Vingt-quatre marins sont encore hospitalisés. 

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Une fois à terre, la prise en charge des marins dans les différentes bases militaires toulonnaises n'aurait pas permis de respecter les mesures barrières ou un confinement strict, nécessaire pour endiguer la propagation du virus. "Quand ils ont été redispatchés dans les centres, ils n'avaient pas encore les résultats des tests et ont tous été mélangés, à quatre dans les chambres", affirme la jeune femme.

Devant l'Assemblée nationale vendredi, la ministre des Armées, Florence Parly, déclarait quant à elle que l'armée s'appliquait à "isoler dans une chambre seule chaque marin négatif, et loger par deux les marins positifs, dont les symptômes n'appellent pas d’hospitalisation".

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Un manque d'information à bord ?

Auprès de notre équipe, elle évoque également un manque de transparence à bord, assurant que les marins, après des semaines coupés du monde, "n'étaient pas forcément bien informés" des détails de la maladie. "Mon mari avait un ami qui avait perdu le goût et l'odorat, personne ne leur a dit que c'était des symptômes potentiels", regrette son épouse. "C'est moi qui lui ai expliqué".

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