"On a vraiment besoin d’aide" : la Polynésie française submergée par la 4e vague de Covid-19

"On a vraiment besoin d’aide" : la Polynésie française submergée par la 4e vague de Covid-19

REPORTAGE – En Polynésie, où peu d'habitants sont vaccinés contre le Covid, la situation est alarmante depuis l’arrivée du variant Delta. Les renforts de soignants sont attendus avec grande impatience.

Sandrine et Chantal se connaissent depuis une heure à peine, mais elles vont partir ensemble à l’autre bout du monde. Infirmière et aide-soignante, elles se sont portées volontaires pour aider la Polynésie face au Covid. "Je me disais 'toi tu es là dans ton fauteuil, tu pourrais peut-être faire quelque chose pour ces personnes", témoigne Sandrine. "Si je n’y allais pas, c’est comme si quelque part j’abandonnais mon prochain", poursuit Chantal. 

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Variant Delta : la France face à une quatrième vague

Mercredi soir, comme elles, près de 90 soignants ont quitté la métropole. Infirmiers, médecins, ils se sont envolés pour Papeete. Là-bas, des lits attendent des bras pour prendre en charge des patients, comme vous pouvez le voir dans le reportage de TF1 en tête de cet article. 

"On a vraiment besoin d’aide. On aurait besoin d’ouvrir au moins 20 lits de réanimation supplémentaire, on a réussi à pousser des murs, à rouvrir des lits, mais on a un taux d’occupation de 100% une fois qu’on en ouvre de nouveaux et ça, depuis cinq semaines", assure le docteur Laure Baudoin, cheffe du département d’anesthésie-réanimation au centre hospitalier de la Polynésie française. 

Moins de la moitié de la population vaccinée

Dans les hôpitaux du territoire ultramarin, la moyenne d’âge des patients est de 48 ans. Le taux d’incidence a, quant à lui, dépassé les 3000 cas pour 100.000 habitants. La semaine dernière, 25 personnes sont mortes en une seule journée. C'est comme si 6000 Français de l'Hexagone décédaient en 24 heures, dix fois plus qu'au plus haut de l'épidémie. Et beaucoup de malades ne se sont pas rendus chez leur médecin généraliste. 

"Depuis début juillet, je pense que j’ai une quinzaine de patients qui est décédée. Je dois faire beaucoup de certificats de décès de gens qui pensaient s’en sortir tout seul sans aide médicale et qui finalement n’ont pas survécu", affirme le docteur Didier Bondoux, président du syndicat des médecins libéraux de Polynésie française. 

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À la défiance s’ajoutent les comorbidités : sept Polynésiens sur dix sont en surpoids. Les autorités espèrent que la vaccination va progresser. Pour l’instant, moins de 50% de la population a reçu ses deux doses. 

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