Covid-19 : l'été ne sera pas aussi clément que l'an dernier, anticipe le Conseil scientifique

Montmartre, l'un des premiers secteurs où le masque a été rendu obligatoire en août 2020.

ÉPIDÉMIE - Dans son dernier avis, l'instance consultative prévient que, sans mesure supplémentaire, l'accalmie tant attendue pour cet été sur le front de la circulation virale ne ressemblera pas à celle de l'été dernier.

Appelé à se prononcer sur les risques attenants à la tenue des élections départementales et régionales en juin prochain, le Conseil scientifique a laissé le soin aux responsables politiques de décider, mais a esquissé une tendance pour cet été. Et celle-ci n'est guère optimiste. Dans son dernier avis remis au Premier ministre, mais pas encore rendu public, le Conseil scientifique rappelle que la situation du mois de juin dépendra de deux facteurs : la nature des restrictions sanitaires en vigueur aux mois d'avril et de mai et l'étendue de la vaccination dans la population. En l'état, l'exécutif se refuse toujours à reconfiner tout ou partie du pays et à fermer les écoles comme au printemps dernier et table sur les 30 millions de vaccinés pour la mi-juin. 

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Une situation conditionnée aux mois d'avril et mai

"Il serait erroné de penser que l’état de l’épidémie en juin 2021 sera nécessairement identique à ce qu’il était en juin 2020", prévient le Conseil scientifique, rappelant qu'"à l’époque, la France sortait d’un confinement strict de 2 mois qui avait conduit à une faible circulation du virus en juin 2020". En l'absence de mesures supplémentaires, tout laisse à penser que le niveau de circulation du virus sera bien plus élevé au mois de juin par rapport à celui de 2020. Une circulation qui sera conditionnée par les décisions du gouvernement à la veille du mois d'avril.

"L’intensité et la nature des mesures de contrôle mise en œuvre au cours des 2 mois qui viennent (avril et mai 2021) sont un élément clé pour anticiper l’état de la pandémie en juin 2021", souligne le Conseil scientifique. À ce jour, les effets du confinement d'un nouveau genre décrété le 18 mars dernier ne sont pas encore visibles sur le nombre quotidien de contaminations. Le gouvernement se laissait ainsi une dizaine de jours avant de décider d'un durcissement desdites mesures. Pour mémoire, du 3 au 9 juin, semaine suivant la réouverture des terrasses de restaurants et des bars, le nombre de cas moyen sur sept jours était de... 466.

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Le Conseil scientifique ne déborde pas d'optimisme non plus quant aux bénéfices de la vaccination, promis par les autorités comme une véritable sortie de crise à l'été. Si "les vaccins devraient réduire le nombre d’hospitalisations de façon importante par rapport à un scénario sans vaccin", ceux-ci pourraient ne pas suffire en l'absence de nouvelle mesure et avec la circulation du virus britannique, qui augmente de 60% le risque d'hospitalisation. "Les travaux de modélisation suggèrent que cet effet ne sera pas suffisant pour éviter un rebond important des hospitalisations sans un renforcement des mesures de contrôle", explique-t-il. En revanche en septembre, le taux de vaccination de la population devrait "réduire l'impact sanitaire de la pandémie". Mais s'attendant au pire, le Conseil scientifique préfère prévenir : un rebond épidémique est envisageable si la vaccination n'a pas atteint 70 à 80% de la population. Surtout, l'apparition d'un nouveau variant, plus résistant aux vaccins, n'est pas à exclure non plus. 

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