Covid-19 : un nouveau modèle scientifique prédit un pic d'infections début octobre

Test au coronavirus effectué au Peage-de-Roussillon, dans le sud de Lyon
Santé

PROJECTION - Selon une modélisation inédite mise au point par une équipe de chercheurs franco-italo-danois, l'Europe doit s'attendre à une succession de pics jusqu’à fin décembre. En France, le sommet des contaminations pourrait être atteint dès début octobre.

Cela conforte la récente mise en garde de l'Organisation mondiale de la santé concernant un regain de l’épidémie de coronavirus sur le Vieux continent à l’automne. Alors que l'OMS appelait en effet il y a quelques jours à se préparer à des mois d’octobre et novembre "plus durs", avec une hausse du nombre de morts en Europe, un nouveau modèle scientifique tout juste publié dans la revue Scientific reports de Nature prédit à son tour une succession de pics d'infections jusqu'à fin janvier au plus tard.

Dans le détail, cette simulation inédite, réalisée par une équipe de chercheurs franco-italo-danois, estime qu'en France, un sommet de contaminations pourrait même être atteint dès début octobre, soit la semaine prochaine.

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Une approche basée sur la physique des particules

Pour parvenir à ces conclusions, les chercheurs ont eu recours à une approche inédite consistant à simuler l’évolution temporelle de l’épidémie : la physique des particules. Son atout par rapport aux modèles mathématiques utilisés traditionnellement en épidémiologie ? Sa simplicité. "Il y a bien moins de paramètres à intégrer dans l’équation pour effectuer les simulations", détaille Giacomo Cacciapaglia, physicien du CNRS, contacté par France 24.  En l'occurrence, l’équipe de scientifiques explique n'avoir retenu que le nombre total d’infections au Covid-19 dans chaque pays et les déplacements à l’intérieur d’un territoire et entre les États européens de mars à juillet 2020, sans tenir compte d'autres facteurs tels que la distanciation sociale ou le nombre moyen de personnes par foyer. En effet, précise le chercheur "plus on intègre de paramètres, plus il y a de variations possibles dans chaque territoire, ce qui rend difficile les modélisations à grande échelle".

D'ailleurs, les projections de l’équipe qui concernaient déjà la période estivale se sont révélées "conformes, dans les grandes lignes" à la réalité du terrain. Si certains pays s’en sont mieux sortis pour l’instant que ce qui avait été prédit, dans d’autres cas, comme dans l'Hexagone, "le virus se propage légèrement plus vite que ce que nous anticipions d’après nos calculs", souligne-t-il encore.

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Toujours d'après ce nouveau modèle, au Royaume-Uni, le nombre de nouvelles contaminations continuerait à augmenter progressivement jusqu’à la mi-novembre. En ce qui concerne la Pologne et la Suède, qui misent sur l’immunité collective pour combattre le virus, les prédictions misent plutôt sur des sommets de contaminations atteints en début d’année prochaine. 

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