Soufflez, vous êtes testé ! Une nouvelle méthode de dépistage expérimentée

Soufflez, vous êtes testé ! Une nouvelle méthode de dépistage expérimentée
Santé

TECHNOLOGIE - Des tests de dépistage du Covid-19 simplifiés, indolores, avec des résultats en quelques minutes. A Lyon, les chercheurs du CNRS expérimentent une nouvelle technologie pour traquer la maladie.

Fini les prélèvements nasaux souvent décrits comme douloureux par les patients, fini les files d'attente, les résultats reçus une semaine plus tard. Une nouvelle génération de tests de dépistage du Covid-19, moins invasifs, plus rapides et plus précis, est déjà expérimentée en France. Plus besoin de coton-tiges dans le nez ou de prise de sang, ces nouveaux tests détectent la maladie dans l'air à la sortie de nos poumons.

Une analyse en temps réél

Au cœur de Lyon, dans les couloirs de l’hôpital de la Croix-Rousse, les chercheurs du CNRS charrient une machine de 250 kilos qui pourrait bien révolutionner la lutte contre l'épidémie. Au bout de cet engin, un tube dans lequel le patient est invité à souffler, comme dans un éthylotest ! L'air expiré est analysé et comparé en tant réel avec les marqueurs du Sars-Cov-2, la signature unique du virus. "Grâce à la combinaison de l'analyse et des outils statistiques, on est capables de dire si c'est un cas Covid ou non", explique Matthieu Riva, chargé de recherche au CNRS. Et ce, en quelques minutes à peine.

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Un taux de réussite de 100%

Pour prouver la fiabilité de ce test, les équipes effectuent encore systématiquement des tests RT-PCR classiques sur chaque patient, afin de comparer les résultats. D'après les chercheurs du CNRS derrière cette étude, la machine a prouvé son efficacité : ce test a un taux de réussite de 100%.

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Cette nouvelle technologie pourrait faciliter les démarches des autorités sanitaires, bien au-delà de l’hôpital. Une utilisation dans des aéroports, ou dans des stades, est déjà envisagée. "Imaginez qu'il faille tester 5000 personnes, on pourra prendre dix de ces machines et le faire en moins d'une heure", avance Bruno Lina, virologue et membre du conseil scientifique. "Et si on arrive à le miniaturiser, ce sera un dispositif utilisé dans les cabinets médicaux". Les chercheurs discutent actuellement avec des partenaires industriels pour développer leur machine à grande échelle. Un usage grand public est envisagé avant la fin de l'année.

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