Variant Delta : Pfizer perd son efficacité plus rapidement qu'AstraZeneca (mais reste plus protecteur)

Variant Delta : Pfizer perd son efficacité plus rapidement qu'AstraZeneca (mais reste plus protecteur)

INJECTION - D'après une étude britannique publiée ce jeudi, l'efficacité du vaccin de Pfizer baisserait plus vite que celle d'AstraZeneca. À tel point que quatre à cinq mois après l'injection, leur niveau de protection deviendrait similaire.

Dilemme face au variant Delta. Une étude britannique* rendue publique ce jeudi montre que le vaccin de Pfizer-BioNTech est plus efficace pour lutter contre les variants du Covid-19 - notamment le variant Delta, actuellement majoritaire parmi les infections recensées - que celui d'Oxford-AstraZeneca. Mais l'efficacité du premier cité décline plus rapidement. 

Cette analyse prouve en effet qu'un individu à la charge virale élevée, ayant reçu sa deuxième dose de vaccin Pfizer un mois auparavant, était 90% plus protégé contre le variant Delta qu'une personne non vaccinée. Un chiffre qui tombe à 85% après deux mois, puis à 78% après trois mois. 

À l'inverse, les personnes ayant reçu les deux injections du vaccin AstraZeneca sont, elles, protégées à 67% après un mois, 65% après deux mois et 61% après trois mois. Puis, dans les quatre à cinq mois qui suivent la deuxième injection, l'étude, qui n'a pas encore été validée par des pairs, revèle que le niveau de protection offert par les deux produits devient similaire.

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Le niveau de protection reste élevé

Ces chiffres "représentent vraiment un déclin" d'efficacité pour le vaccin de Pfizer, a commenté le docteur Koen Pouwels, qui a travaillé sur l'étude, tandis que pour AstraZeneca "les différences (d'un mois à l'autre) sont liées au hasard, c'est-à-dire qu'il pourrait n'y avoir aucun changement dans la protection".

Le chercheur a tout de même insisté sur le fait que malgré "ces baisses légères de protection", "l'efficacité globale (des deux vaccins) reste très élevée", soulignant que les scientifiques avaient étudié la protection globale et non le niveau de protection contre les formes graves et hospitalisations, soit "deux données très importantes pour évaluer l'efficacité des vaccins". 

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Pour rappel, cette étude intervient dans un contexte où plusieurs pays envisagent de lancer une campagne de rappel vaccinal. Les autorités sanitaires américaines ont annoncé ce mercredi que l'ensemble de la population aura accès à une troisième dose, huit mois après l'injection de la deuxième, à partir du 20 septembre. 

Dans d'autres pays, comme Israël ou le Royaume-Uni, cette campagne de rappel ne concerne, ou ne concernera d'ici à l'autonome, uniquement les plus vulnérables, même si, pour l'heure, l'OMS explique que rien ne prouve qu'une dose de rappel serait nécessaire.

*Cette étude a été menée par les chercheurs de l'université d'Oxford, qui a codéveloppé l'un des deux sérums. Ces derniers ont alors examiné des prélèvements effectués sur plus de 700.000 participants entre décembre 2020 et août 2021. 

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