Vers une troisième dose en France ? Arbitrage attendu "la semaine prochaine"

Vers une troisième dose en France ? Arbitrage attendu "la semaine prochaine"

COVID-19 - Le périmètre exact des personnes qui se verront proposer un rappel vaccinal à la rentrée devrait faire l'objet d'un arbitrage "la semaine prochaine", a annoncé mardi 3 août le ministère de la Santé.

Cette troisième dose est surnommée "boosteur", parce qu'elle est destinée à renforcer le système immunitaire. Les études récentes montrent que l'immunité offerte par la vaccination décline plus rapidement chez les personnes les plus vulnérables. Selon le professeur Jean-Daniel Lelièvre, expert en immunologie, "l'efficacité du vaccin est diminuée, pas contre les formes les plus sévères qui vont vous conduire en hospitalisation, mais contre les formes symptomatiques de la maladie l'efficacité est moindre".

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Selon les experts israéliens, chez les plus de 60 ans, le vaccin protège à 97% contre le variant britannique dit Alpha, mais à 81% contre le variant Delta qui circule actuellement. Ceci dit, l'opportunité d'une troisième dose divise encore les scientifiques. L'Agence européenne du médicament estime qu'il est trop tôt pour confirmer si une dose de rappel est nécessaire. Cependant, l'Allemagne et la Grande-Bretagne ont tout de même décidé de franchir le pas en septembre.

Résidents d'Ehpad, plus de 80 ans, personnes à très haut risque de forme grave

Les autorités sanitaires estiment qu'il n'y a pas lieu de proposer une troisième injection à l'ensemble de la population. Alain Fischer, président du Conseil d'orientation de la stratégie vaccinale, pense que "pour l'instant, on n'en est pas là, sauf pour les personnes les plus fragiles, c'est-à-dire les plus âgées". "Il faudra certainement, dès le début de l'automne, mettre en place la vaccination de rappel" a-t-il également ajouté. Le mois dernier, le chef de l'État a annoncé qu'une seule dose de rappel serait mise en place pour les vaccinés de janvier et février. 

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Le gouvernement devrait préciser "la semaine prochaine" quel public sera concerné à partir de septembre. "On commence à avoir un consensus scientifique" sur un possible "affaiblissement des réflexes immunitaires" chez certaines personnes "autour de neuf mois après la première injection, et donc il sera possiblement nécessaire de revacciner un certain nombre de personnes de type résidents d'Ehpad, personnes de plus de 80 ans, personnes à très haut risque de forme grave, dès neuf mois après leur première injection, ce qui possiblement pourrait avoir lieu dès septembre", a détaillé le ministère.

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