Pas de confinement, mesures renforcées : "une décision sage et courageuse" selon Gérald Kierzek

Pas de confinement, mesures renforcées : "une décision sage et courageuse" selon Gérald Kierzek

RÉACTION - Alors que le Premier ministre a annoncé un renfort des mesures tout en écartant l'hypothèse d'un confinement immédiat, le médecin urgentiste et consultant santé de LCI, Gérald Kierzek, se félicite d'une décision "cohérente avec la situation sanitaire".

La France ne sera pas reconfinée. Du moins, pas tout de suite. À l'issue d'un Conseil de défense présidé par Emmanuel Macron ce vendredi soir, le Premier ministre Jean Castex a annoncé un renforcement des mesures aux frontières et la fermeture des grands centres commerciaux alimentaires mais il a aussi indiqué que "nous pouvons encore nous donner une chance d'éviter" un nouveau confinement.

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Pour Gérald Kierzek, médecin urgentiste et consultant santé de LCI, cette décision est "cohérente avec la situation sanitaire, qui n'est pas catastrophique", contrairement à ce que plusieurs professionnels de santé laissent entendre ces derniers jours : "Nous sommes sur un plateau haut, avec une stabilisation hétérogène sur le territoire mais nous ne sommes absolument par débordés", insiste-t-il. "Il y a plein d'endroits où il ne se passe rien, notamment en Bretagne."

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LCI PLAY - Castex : "Nous pouvons encore nous donner une chance d’éviter" un nouveau confinement

"Il n'y a pas de situation de débordement"

Certes, d'autres zones sont sous tension, admet Gérald Kierzek, "mais de la même façon qu'on est sous tension habituellement dans les services de réanimation", tempère-t-il. "Il y a 3000 malades en réanimation sur 5500 lits et sur potentiellement 12.000 puisqu'on peut en ouvrir. Quelle est l'urgence ? Quelle est la situation catastrophique ? Dans les services d'urgence, on est entre -30 et -40% d'activité depuis le mois de mars."

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Selon le médecin, un confinement n'aurait pas été justifié, d'autant que "depuis une semaine, il n'y a pas d'affolement", pas d'augmentation "exponentielle ni d'amorce exponentielle". Et ce, malgré les alertes d'une partie des médecins dans les hôpitaux. "Qu'ils montrent leurs chiffres", leur rétorque Gérald Kierzek. "Les réanimateurs ont un point de vue biaisé, ils ne voient que les malades les plus graves, ils sont en bout de chaîne. Et les services de réanimation sont structurellement en pénurie donc ils ont de forts taux de saturation. Leur point de vue est respectable, mais quand on regarde les choses sur les urgences, sur les autres services, sur l'hétérogénéité, sur le territoire, il n'y a pas de situation de débordement."

En ce sens, "le président de la République prend une décision sage, cohérente avec les risques sanitaires d'un confinement", salue Gérald Kierzek, car "il y a une vraie tension nerveuse dans le pays". "Cela ne veut pas dire qu'il ne faut et ne faudra rien faire, mais le président est courageux de résister à ces pressions, il prend en compte la globalité du problème, qui n'est pas que sanitaire. Je trouve cela plutôt intelligent, cela permet de temporiser" conclut-il. 

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