Pass sanitaire : le Conseil scientifique préconise sa levée entre le 15 novembre et fin 2021

Pass sanitaire : le Conseil scientifique préconise sa levée entre le 15 novembre et fin 2021

PRUDENCE - À la sortie du Conseil de défense sanitaire ce jeudi, Gabriel Attal a annoncé qu'il n'y aurait pas d'assouplissement du pass sanitaire avant le 15 novembre. Une décision prise suite à la consultation de l'avis du Conseil scientifique, rendu public ce jeudi.

Lentement, mais sûrement. Alors que le porte-parole du gouvernement, Gabriel Attal, a annoncé ce jeudi qu'il n'y aurait pas "d'adaptation du pass sanitaire" avant le "15 novembre", le Conseil scientifique vient de rendre public son avis, dans lequel il appelle à la prudence et préconise la sortie différée du pass sanitaire entre le 15 novembre et la fin d’année 2021.

"La sortie différée du passe sanitaire après une période de préparation à la sortie (entre le 15 novembre et la fin d’année 2021) est une solution de 'PRUDENCE ACTIVE'", écrivent les auteurs de l'avis. 

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S'ils estiment que le pass sanitaire a "clairement joué un rôle d'accélération" pour la vaccination des personnes de 20 à 49 ans, ils s'inquiètent néanmoins de la vaccination encore insuffisante des personnes les plus âgées et à risque. "Un nombre encore trop important de personnes à risque, en particulier les personnes âgées de plus de 75 ans, restent non vaccinées, plus que dans d’autres pays", déplore le Conseil scientifique, notant de plus une dynamique d'administration de la troisième dose "encore un peu limitée".

Le Conseil scientifique se veut également prudent quant à l'impact du refroidissement des températures lié à la saison. "La saison automnale et hivernale est propice à la circulation et à la transmission des coronavirus en Europe, possiblement favorisée par un relâchement des mesures barrières", indique-t-il. Depuis le mois de septembre, les scientifiques observent déjà un "relâchement net" des mesures barrières individuelles, tant concernant le port du masque que le lavage des mains. "Ces mesures de protection individuelles vont être particulièrement importantes durant la période d’hiver", insiste le Conseil scientifique.

Enfin, les scientifiques craignent qu'une certaine forme de difficulté d’interprétation des données épidémiologiques soient majorée dès mi-octobre par la réduction du nombre de tests réalisés en raison de leur déremboursement.

Retarder la sortie pour assurer nos arrières

En privilégiant la conservation des mesures actuelles avec une sortie progressive entre le 15 novembre et la fin de l'année, le Conseil estime que le gouvernement va permettre de limiter la hausse des contaminations, avec un taux de reproduction qui pourrait atteindre un pic à 2,8 en janvier 2022, contre 4,8 si le pass sanitaire était abandonné dès maintenant. "Retarder le relâchement des mesures/comportements pourrait permettre de diminuer la taille du pic, voire d’éviter une reprise épidémique si le relâchement devait survenir en fin d’année ou début 2022", estime le Conseil scientifique.

Cela permettra aussi de "vérifier l’absence d’effet de la rentrée scolaire, universitaire, et professionnelle et de conditions climatiques favorables à la circulation du virus revenues", de renforcer la vaccination des personnes fragiles et de "vérifier que la baisse observée de la protection des vaccins contre l’infection en fonction du temps (50% après 6 mois) se stabilise". "La confirmation ou la poursuite de cette baisse pourrait amener à discuter une 3ᵉ vaccination plus généralisée (en dehors des populations à risque) chez les plus jeunes comme vient de l’approuver l’Agence européenne des médicaments", affirment les scientifiques.

Se débarrasser du pass sanitaire, oui mais comment ?

Alors que Gabriel Attal n'a pas, lors de son allocution ce jeudi, donné les modalités de sortie du pass sanitaire, le Conseil scientifique évoque dans son avis plusieurs possibilités : une sortie au niveau régional ou départemental en fonction d’indicateurs épidémiologiques observés, limiter l'utilisation du pass aux populations à risque, ou aux lieux à risque, démarche favorisée par le Conseil scientifique.

"Cet arrêt de l’utilisation du pass sanitaire pourrait être global, ou limité à certains lieux, dans lesquels les risques de contamination semblent faibles depuis quelques semaines (comme par exemple les restaurants en extérieur, les lieux culturels à l’exception des concerts, les centres commerciaux, trains…) tout en l’accompagnant d’un maintien du pass sanitaire pour l’accès à quelques lieux jugés plus à risque (comme par exemple les bars, les concerts, les discothèques, les restaurants en intérieur ou les salles de sport)", détaille l'avis.

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Quoi que la France décide, le Conseil scientifique rappelle que "la situation en France métropolitaine sera très dépendante de la situation sanitaire dans le reste de l’Europe, mais aussi dans le reste du monde, avec des niveaux de vaccination très variables, et une circulation parfois sous-estimée du SARS-CoV-2".

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