Vaccin : "Il n'y a pas lieu de proposer une 3e dose à toute la population", selon la Haute autorité de santé

Selon le ministre de la Santé Olivier Véran, 96 % des Français contaminés par le Covid-19 la semaine dernière n'étaient pas vaccinés. Comment faut-il traduire ce chiffre ?

AVIS - En dehors des plus vulnérables et des plus âgés, la Haute autorité de santé a déclaré ce vendredi qu'il n'y avait "pas lieu pour le moment" de proposer une troisième dose de rappel à l'ensemble de la population.

Pour anticiper les prochaines étapes de la campagne vaccinale et faire suite aux annonces d'Emmanuel Macron d'une "campagne de rappel" à la rentrée pour les premières populations vaccinées, la direction générale de la santé a saisi la Haute autorité de santé (HAS) sur la question de savoir si une dose de rappel de vaccin est nécessaire pour toute personne ayant un schéma vaccinal complet. Ce qu’on appelle la troisième dose, mais qui recouvre également la question d’un rappel pour ceux qui ont été vaccinés avec une dose unique de vaccin Janssen et ceux qui, ayant déjà contracté le Covid-19, n’ont eu besoin que d’une seule dose de vaccin pour compléter leur schéma vaccinal. 

Toute l'info sur

Covid-19 : le défi de la vaccination

L'autorité sanitaire a tranché : il n'y a "pas lieu pour le moment" de proposer une 3e dose de vaccin contre le Covid-19 à l'ensemble de la population, "en dehors des plus vulnérables et des plus âgés", a estimé ce vendredi la HAS. "S'il paraît très probable qu'une injection de rappel procurera effectivement un effet boost (...), les données disponibles à ce jour ne permettent pas d'évaluer précisément l'impact ni la nécessité d'un tel rappel sur la prévention des échecs vaccinaux", argue-t-elle. 

La HAS "estime donc qu'il n'y a pas d'argument pour recommander l'administration d'une dose de rappel au-delà des personnes déjà ciblées par les décisions gouvernementales, et ce, quels que soient les vaccins initiaux". Au 15 juillet, plus de 36 millions de personnes ont reçu au moins une dose de vaccin et plus de 29 millions ont un schéma de vaccination complet, soit respectivement plus de 54 % et de 43 % de la population en France. "La priorité pour les prochaines semaines est de tout mettre en œuvre afin d'augmenter la couverture vaccinale, en particulier chez les personnes âgées de plus de 80 ans pour lesquelles la couverture vaccinale est encore insuffisante (75%) malgré leur grande vulnérabilité face à la maladie", ajoute-t-elle dans un communiqué.

L'obligation vaccinale pour les soignants "justifiée"

Dans un deuxième avis également publié ce vendredi, l'autorité sanitaire estime par ailleurs "justifiée" l'obligation du vaccin contre le Covid-19 "pour les professionnels au contact de personnes vulnérables", tel qu'annoncé par le président de la République et tel que prévu dans le projet de loi qui sera présenté lundi au Conseil des ministres. La HAS juge même "que l'extension de l'obligation vaccinale pourrait être envisagée (...) pour les personnes vulnérables dès lors que la couverture vaccinale ne progresse pas" et que la question d'une obligation pour "l'ensemble des professionnels en contact avec le public et au-delà en population générale mérite également d'être posée". 

Lire aussi

L'annonce lundi 12 juillet de l'obligation vaccinale pour certaines professions et d'une extension du pass sanitaire aux événements culturels dès mercredi puis à de nombreux autres lieux (restaurants, grands centres commerciaux...) début août a entraîné un afflux vers le vaccin avec "près de trois millions" de prises de rendez-vous en trois jours, selon Emmanuel Macron.

Sur le même sujet

Les articles les plus lus

REVIVEZ - "Danse avec les stars" : l'ex-Miss France Vaimalama Chaves éliminée, Bilal Hassani au sommet

EuroMillions : un Français remporte la cagnotte de 220 millions d'euros, un record en Europe

Deux navires de guerre russe et américain frôlent l'incident en mer du Japon : "Un acte inadmissible"

Gare du Nord : un mort et un blessé dans un accident, des passagers bloqués une partie de la nuit

Covid-19 : quand thés dansants et parties de belote virent aux clusters en Loire-Atlantique

Lire et commenter
LE SAVIEZ-VOUS ?

Logo LCI défend l'ambition d'une information gratuite, vérifiée et accessible à tous grace aux revenus de la publicité .

Pour nous aider à maintenir ce service gratuit vous pouvez "modifier votre choix" et accepter tous les cookies.