Pass sanitaire : 179.000 contrôles et plus de 1300 verbalisations depuis juin

Le pass sanitaire s'impose depuis lundi matin auprès de deux millions de personnes qui travaillent dans des lieux recevant du public. Dans certains endroits, le pass remplace le masque qui n'est plus obligatoire.

TOUR DE VIS - Les forces de l'ordre ont réalisé 179 000 contrôles et 1 331 verbalisations depuis l'entrée en vigueur du précieux sésame le 9 juin, a-t-on appris lundi de source proche du dossier, confirmant une information de RTL.

Bars, restaurants, cinéma...Dans de nombreux établissements, il faut montrer patte blanche. Et ceux qui ne respectent pas la règle s'exposent à des sanctions. Depuis l'entrée en vigueur du pass sanitaire le 9 juin, le ministère de l'Intérieur comptabilise 179 000 contrôles et 1 331 verbalisations. Ces chiffrent recensent les vérifications effectuées tant par les gendarmes que les policiers. Et l'absence de ce nouvel outil du quotidien peut vous coûter cher. Le défaut de présentation du précieux sésame valide est passible d'une amende d'au moins 135 euros. Si l'infraction est commise au moins trois fois dans un délai de 30 jours, la sanction peut aller jusqu'à 6 mois d'emprisonnement et 3750 euros d'amende.

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Le pass sanitaire, nouvel outil du quotidien

Et gare à ceux qui seraient tentés de frauder. Une personne utilisant le pass d'un proche encourt une amende de 750 euros (forfaitisée à 135 euros si elle est réglée rapidement), montant qui atteint 1 500 euros en cas de récidive dans les 15 jours. Le pass sanitaire - attestation de vaccination complète, test négatif de moins de 72H, certificat de guérison contre le Covid-19 - a été rendu obligatoire à partir du 9 juin dans certains lieux rassemblant plus de 1 000 personnes (stades, salons, foires, festivals, casinos).

Puis son usage s'est progressivement étendu. Le 21 juillet, il est devenu indispensable dans les lieux accueillant plus de 50 personnes (culture, loisirs, sports, salons, etc.). Depuis le 9 août, il conditionne l'accès aux hôpitaux sauf urgences, aux bars et restaurants et aux grands centres commerciaux sur décision préfectorale.  A partir de ce lundi, il est imposé aux salariés des lieux concernés. Au total, 1,8 million de travailleurs sont concernés par cette nouvelle extension.

71,8% de la population ont reçu une dose de vaccin

 Le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal a promis "une semaine de souplesse" avant d'éventuelles "sanctions" pouvant aller jusqu'à la fermeture administrative. Les salariés dépourvus de ce sésame pourront prendre des congés, télétravailler, être affectés à un poste ne nécessitant pas de pass ou être suspendus sans solde. Selon la direction générale de la Santé, plus de 48 millions de Français ont reçu au moins une dose (71,8% de la population totale) et plus de 43,5 millions bénéficient d'un schéma vaccinal complet. La SNCF estime que "70% des salariés concernés par le pass sanitaire sont vaccinés" et garantit que "100% du plan de transport" sera assuré dans les prochaines semaines. Son application est prévu pour durer au moins jusqu'au 15 novembre. 

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Invité sur France Inter ce lundi, le ministre de l'Economie, Bruno Le Maire, a assuré que la ma mise en place du pass sanitaire dans des lieux recevant du public début août "n'a pas eu d'impact sur l'activité économique du pays."  "Dans les bars et les restaurants, les dépenses en carte bleue ont augmenté de 5% la semaine du 9 août", celle du début de l'instauration du nouveau passe-droit, "et de 8% la semaine qui a suivi" par rapport à 2019, a justifié le responsable de Bercy reconnaissant toutefois "une ou deux exceptions", comme "les centres commerciaux".  

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