Dans les coulisses de la Direction générale de l'armement, chargée de contrôler l'efficacité des masques "grand public"

Dans les coulisses de la Direction générale de l'armement, chargée de contrôler l'efficacité des masques "grand public"
Santé

REPORTAGE - Face à l'urgence dans la lutte contre le coronavirus, de nombreux acteurs se sont lancés dans la fabrication de masques. Pour garantir leur efficacité, plusieurs échantillons ont été soumis à des tests au sein de la Direction générale de l'armement.

Pour garantir la qualité et l'efficacité des masques à destination du grand public, la Direction générale de l'armement (DGA) a été chargée de tester les prototypes que les entreprises souhaitent vendre. En quelques semaines, la DGA a pu étudier près de 3000 prototypes différents et reçoit chaque jour environ 200 échantillons, prêts à être passés à la loupe.

Chaque vérification commence par une inspection visuelle du design, l'objectif étant que le masque soit respirable et donc qu'il puisse être porté plusieurs heures d'affilée. Ensuite, la DGA doit mesurer la filtration des fines particules. Un échantillon est alors placé dans une soufflerie, où de la poudre de maïs est pulvérisée. Pour être conformes et être mis sur le marché, ces masques "grand public" doivent avoir une capacité filtrante allant de 70 % à 90 % des particules émises d'une taille supérieure ou égale à 3 microns. 

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"On est sur un taux de 15 à 20 % de tissus qui sont bons", indique le général Raymond Levet, ingénieur en chef, à nos journalistes sur place, avant de noter  une  "tendance à l'amélioration" dans la réussite des tests. D'ici la fin du mois d'avril, plus de 26 millions de masques "grand public" devraient être disponibles chaque semaine en pharmacie, a indiqué Bercy. 

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