Dans les mairies, les pharmacies, les bureaux de tabac et sur internet... Où trouver des masques ?

Dans les mairies, les pharmacies, les bureaux de tabac et sur internet... Où trouver des masques ?
Santé

ASTUCES – Avec la perspective du déconfinement qui commencera le 11 mai, le port du masque pourrait devenir obligatoire. Encore faut-il s'en procurer un ! S’il sera compliqué d’équiper tout le monde en masque médical, les protections grand public alternatives seront autorisées. Mais il reste compliqué de savoir où en acheter. Tour d’horizon des solutions pour obtenir le précieux graal.

Fortement recommandé dès maintenant par les instances sanitaires, le port du masque sera sans doute obligatoire à compter du 11 mai, au moins dans les transports en commun, pour démarrer la phase de déconfinement. Alors, c’est désormais la ruée pour s’en procurer. Si les stocks de masques chirurgicaux sont avant tout destinés aux personnels soignants, les masques dit alternatifs peuvent tout à fait faire l’affaire pour le plus grand nombre d’entre nous. Encore faut-il en trouver à des prix raisonnables.

Le ministre de la Santé Olivier Véran a expliqué que huit millions de masques étaient produits chaque semaine en France et que cette production allait rapidement grimper à 17 millions. La France a également passé commande de plus de 2,25 milliards de masques qui doivent être livrés. Mais la majorité ira tout d’abord aux hôpitaux, Ehpad et instituts de soins. Chaque Français doit désormais s’en remettre au bon vieux système D pour s’en procurer, faute d’organe central pour les particuliers.

Les critères d’un bon masque

Si vous ne pouvez pas vous procurer de masques chirurgicaux ou médicaux, en tissu ou à plis, vous pouvez vous rabattre sur une protection alternative, si et seulement si elle répond à plusieurs exigences. Elle sera certes d’un moindre degré de protection qu’un masque FFP2 ou "bec de canard". Ce masque "grand public" doit couvrir le bas du visage, la bouche et une partie du nez, et permettre d’absorber les gouttelettes potentielles de contamination. Car son but premier est d’être anti-projections, notamment de postillons en cas d’éternuement ou de toux. Mais il doit aussi laisser passer l’air à destination de votre bouche et de votre nez. L’avantage des masques alternatifs est la possibilité de les laver pour les réutiliser (à 60° en machine sur un cycle entier) et d’avoir plusieurs matières de fabrication possibles, validées par l’AFNOR.

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Les solutions pour obtenir des masques

> Dans votre pharmacie

Dès qu’elles auront du stock, les pharmacies pourront en vendre aux particuliers. Il s’agit cependant de masques médicaux ou chirurgicaux qui ne peuvent être utilisés qu’une seule fois. Les pharmacies espèrent obtenir prochainement l’autorisation de vendre des protections grand public en tissu.

> Depuis la plateforme officielle pour les employeurs

L’AFNOR, agence de normalisation, a mis en place une plateforme solidaire pour mettre en relation ceux qui peuvent en fabriquer et les entreprises qui en ont besoin pour leurs salariés. Bien que conçus selon les recommandations de l’AFNOR, ces masques ne sont pas adaptés aux personnels soignants, mais peuvent servir comme masques barrières pour des agents ou salariés. Ils peuvent être proposés gratuitement ou à faible coût. La plateforme propose ainsi la liste des "fabricants" par département et celle des demandeurs.

> Auprès des mairies

"En lien avec les maires, l’Etat devra permettre à chaque Français de se procurer un masque grand public", a annoncé mi-avril le président de la République. Anne Hidalgo a promis la distribution pour les Parisiens de 500.000 masques à la fin du mois et deux millions à terme. Certaines mairies d’arrondissement de la capitale ont déjà commencé à en fournir à leurs habitants avant la décision de la maire de Paris. Dans plusieurs villes de France, la distribution va débuter (Toulouse, Lyon, Nanterre, Laval, Nice, Nantes, Reims…). Des associations locales se sont mobilisées pour confectionner des masques pour les habitants de leur commune. Renseignez-vous auprès de vos mairies pour connaître les modalités mises en place, sur ses réseaux sociaux ou guettez votre boîte à lettres.

> Auprès d’entreprises qui se recyclent

Les autorités sanitaires ont validé plus de 80 prototypes de masque présentés par une cinquantaine d’entreprises du textile. Des entreprises comme Saint James ont ainsi troqué leurs habituelles marinières pour des protections faciales qui seront fournies dans un premier temps aux hôpitaux et Ehpad avant d'étendre éventuellement au grand public. L'atelier MissEgle, plutôt spécialiste des chaussettes et pulls, s'est tourné vers la fabrication de masques. Et pour un masque acheté (environ 6 euros pièce), un euro est reversé à la recherche contre le Covid-19. D’autres sociétés spécialisées dans des domaines différents ont aussi adapté leur production pour fabriquer des masques. C'est le cas d'Aerosporting qui confectionnait jusqu'à présent des vêtements pour des clubs sportifs. Pensez toujours à vérifier que les modèles vendus ont bien été homologués avant d’acheter.

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> A fabriquer soi-même

Plusieurs patrons de masque ont été publiés par l’AFNOR ou par certains centres hospitaliers. Ils sont disponibles sur internet comme d’autres tutoriels pour fabriquer ses propres modèles.

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> Auprès de couturières

Plusieurs couturières ont mis leurs talents à profit et proposent leurs créations sur des plateformes comme eBay, Etsy, LeBonCoin ou tout simplement autour de chez vous. Ces masques barrières sont néanmoins vendus sur une très large échelle de prix.

> Chez votre buraliste (prochainement)

Selon les informations du Parisien, les bureaux de tabac vont être autorisés à vendre des masques non chirurgicaux, destinés aux professions non médicales et au grand public. Homologués, ils seront en tissu et réutilisables. L'objectif est d'"être un acteur du déconfinement, aider les Français à se protéger", explique Philippe Coy, le président de la Confédération des buralistes, au journal. A compter du 30 avril, les quelque 24.500 points de vente actuellement ouverts pourront vendre ces masques environ 5 euros l'unité. "Nous privilégierons dans les premiers jours la vente aux professionnels de proximité — l'artisan, le plombier, le petit patron, le boulanger, le boucher, etc. — pour aider au redémarrage de l'économie, puis nous servirons les particuliers tout de suite après", ajoute Philippe Coy.

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