Déconfinement : "Il est trop tôt pour relâcher notre vigilance", prévient Olivier Véran

Déconfinement : "Il est trop tôt pour relâcher notre vigilance", prévient Olivier Véran

PRUDENCE - Alors que plusieurs scientifiques réclament l'assouplissement des mesures de confinement, le ministre de la Santé a jugé qu'il ne fallait pas "aller trop vite" pour assouplir les mesures de contrôle de l'épidémie de Covid-19.

"La situation s'est améliorée et continue de s'améliorer (mais) il est trop tôt pour relâcher en aucune manière notre vigilance". 

Lors d'un déplacement dans un centre de tests de dépistage d'Argenteuil ce lundi, Olivier Véran a jugé qu'il ne faut pas "aller trop vite" pour assouplir les mesures de contrôle de l'épidémie de Covid-19.

"Je comprends évidemment les demandes, les attentes, l'impatience qui peut s'exprimer d'avoir la capacité de reprendre notre vie normale au plus vite", a souligné le ministre de la Santé, rappelant dans la foulée qu'"entre le moment où on prend une décision de levée du confinement et le moment où on peut avoir un impact sur l'épidémie, il faut 10 à 15 jours".

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"Il faut avancer prudemment"

"Il faut avancer prudemment, de façon déterminée, en mettant toutes les chances de notre côté, pour permettre aux Français de retrouver toute leur liberté, toute leur joie de vivre comme avant, mais sans laisser aucune chance au virus de repartir", a-t-il poursuivi.

"N'allons pas trop vite, on a réussi à gagner une bataille par l'effort de tous, une bataille qu'il a été très difficile de gagner, on n'a pas encore gagné la guerre, donc vigilance", a souligné le ministre alors que certains scientifiques ont appelé ce week-end à un assouplissement des mesures.

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"Le virus circule très peu"

Quatre semaines après la levée du confinement le 11 mai et près d'une semaine après le début de la deuxième phase du déconfinement le 2 juin, l'épidémie continue de marquer le pas.  "Aujourd'hui, nous ne faisons pas les 700.000 tests car le virus circule très peu", a commenté M. Véran, en référence à l'objectif précédemment affiché par le gouvernement. Le nombre de tests hebdomadaires "fluctue d'une semaine sur l'autre", avec "environ 300.000 sur cette semaine", a-t-il précisé.

Selon lui, "moins de 2%" des personnes testées actuellement sont positives, contre "20 à 25% en période épidémique".

Les indicateurs comme le nombre d'hospitalisations sont en baisse régulière et le bilan quotidien de morts à l'hôpital annoncé dimanche (13) était le plus faible depuis la mi-mars.

Pour autant, certaines mesures de restriction sont toujours appliquées, comme l'obligation d'un protocole sanitaire strict dans les écoles ou l'interdiction des rassemblements de plus de 10 personnes dans l'espace public.

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