Les pharmacies peuvent désormais vendre des masques "grand public"

Dimanche, un décret a autorisé la vente des masques "grand public" dans les pharmacies. Mais dans la majorité des officines françaises, celle-ci reste une théorie faute de stock.
Santé

PANDÉMIE - Depuis ce dimanche, et la parution d'un arrêté au Journal officiel, les pharmacies sont autorisées à vendre des masques non sanitaires à la population.

À deux semaines de la levée progressive du confinement, les Français peuvent désormais se procurer des masques en se rendant dans les pharmacies. Un arrêté a été publié dimanche au Journal Officiel, modifiant le code de Santé publique qui détermine la liste des marchandises que peuvent vendre les officines. 

Le texte précise que les pharmacies peuvent désormais proposer à la vente "des masques non sanitaires fabriqués selon un processus industriel et répondant aux spécifications techniques applicables".

Les syndicats réclamaient depuis plusieurs semaines un assouplissement des règles encadrant la vente de masques en pharmacies. Depuis le décret du 3 mars 2020 et jusqu'à ce dimanche, les 22.000 officines de l'Hexagone n'étaient pas autorisées à vendre le moindre masque, en raison du contexte actuel de pénurie.

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Ces masques "anti-postillons", qui ne dispensent pas de la distanciation sociale et des gestes barrières, ont pour but de ralentir la propagation du virus en limitant la projection de gouttelettes. Les modèles de type FFP2 et doté d'un filtre ainsi que les masques chirurgicaux, provenant du stock d'Etat, resteront quant à eux strictement réservés aux professionnels de santé de ville (médecins généralistes, infirmières et sages-femmes).

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Dans la perspective du déconfinement, des millions de masques "grand public" (ou non sanitaires) vont être mis à disposition de la population, avait indiqué plus tôt dans la semaine le ministre de la Santé, Olivier Véran. "Nous aurons besoin de toutes les forces vives de la nation pour les distribuer", avait-il insisté. Sur France Inter le 24 avril, le ministre évoquait un prix allant de 2 à 5 euros, prenant en compte le coût de production d' un textile de qualité, filtrant, lavable une trentaine de fois.  

A partir du 11 mai, le port du masque pourrait être obligatoire dans les transports en commun.

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