Déconfinement : "Il n'y a pas de raison d'aller plus vite ou plus doucement", assure Gérald Kierzek

Déconfinement : "Il n'y a pas de raison d'aller plus vite ou plus doucement", assure Gérald Kierzek

EXPLICATIONS - En France, le couvre-feu devrait être levé le 30 juin et le port du masque, ne plus être obligatoire le 1er juillet. Mais allons-nous trop vite ? Devrait-on, comme nos voisins anglais, être prudents et attendre ?

Dès le 30 juin, le confinement ne sera plus qu'un vilain souvenir pour les Français. Alors que le couvre-feu a été déplacé à 23 heures mercredi 9 juin, la quatrième et dernière étape du calendrier de déconfinement annoncé par Emmanuel Macron est prévue à la fin du mois. En plus de la fin du couvre-feu, les Français pourront désormais participer aux événements de plus de 1 000 personnes en extérieur et en intérieur. Ce sera également la fin de la limite de jauge dans les établissements recevant du public. Allons-nous trop vite en besogne ? 

Selon le Dr Gérald Kierzek, médecin urgentiste à l'hôpital Hôtel-Dieu (AP-HP) à Paris et consultant TF1-LCI, "on est déjà prudent dans le calendrier du déconfinement et il n'y a pas de raison de retarder" : "Boris Johnson le fait parce que le variant indien est beaucoup plus présent en Angleterre. C'est l'évolution naturelle du virus. Il faut oublier l'idée que le virus a disparu, il n'a pas disparu", prévient-il. "Le vaccin n'est pas la panacée universelle".

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Pour le médecin urgentiste, il faut donc "trouver cet équilibre précaire" et "aller doucement dans le déconfinement" : "C'est ce qu'on est en train de faire en France", note-t-il. "Il n'y a pas de raison d'aller ni plus vite ni doucement, les choses vont se faire plus tranquillement et être surveillées un petit peu comme du lait sur le feu", poursuit-il. "Le vaccin est la solution, mais pas la seule. Les autotests seraient aussi une solution pour pouvoir endiguer dès qu'il y a des clusters."

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Sur la vaccination, Gérald Kierzek rappelle qu'"il faut vacciner en priorité les gens qui sont à risque puisque le risque, c'est la saturation des hôpitaux" : "Il faut vacciner en priorité les plus âgés, les plus de 50 ans, les plus de 65 ans. Et au-delà de 80% (...) on n'arrive pas à convaincre", dit-il. "À partir de mardi, les jeunes de 12 à 18 ans, il y a plus de trois  millions, vont pouvoir se faire vacciner, ceux qui le veulent ainsi que leurs parents. Il va falloir avoir une attestation parce qu'il faut l'autorisation des deux parents ou d'un seul parent, mais il faut une attestation sur l'honneur que le deuxième est d'accord."

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