Autotests de dépistage du Covid : pourquoi la France tarde-t-elle à s'y mettre ?

Autotests de dépistage du Covid : pourquoi la France tarde-t-elle à s'y mettre ?

RÉTICENCE - Certains de nos voisins ont mis en vente libre des autotests permettant aux citoyens de se dépister eux-mêmes contre le Covid-19. Pourquoi la France ne les a-t-elle toujours pas homologués ? On fait le point.

C’est un mode de dépistage qui a déjà été adopté dans de nombreux pays. Depuis quelques jours, la Suisse, la Slovénie et l’Autriche ont adopté les autotests, emboîtant le pas notamment du Royaume-Uni, où ces tests accompagnent depuis ce lundi les retours à l’école des enfants, ou encore de l’Allemagne, où ils ont été mis en vente ce week-end dans les grandes surfaces, les rayons étant vidés en 24 heures.

Toujours est-il qu'outre-Rhin, les avis sont partagés concernant ces autotests. "C’est utile pour que tout le monde se sente en sécurité", estime une Allemande interrogée par TF1, alors qu’un autre de ses concitoyens émet des réserves : "Je n’achèterai pas ces tests, les faire soi-même me paraît peu efficace. Il faut faire l’examen correctement, je laisserai plutôt faire un professionnel."

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Un test fiable à 97% ?

Pour Xavier Guérin, président de la branche Europe d’Innova Medical Group, ce test allie "un test de grande performance qui, en essai clinique montre des résultats supérieurs à 97%, à un test de rapidité puisqu’on a un résultat en vingt minutes". Pour s’en servir, il suffit de six gouttes d’un réactif à mettre dans un tube et d’effectuer un simple prélèvement dans le nez en tournant en rond l’écouvillon une dizaine de fois.

Pour vérifier que ces tests sont correctement réalisés et donner des conseils pratiques aux personnes qui se découvriraient positives, les fabricants sont en train d’élaborer une application à télécharger qui permettra également d’assurer une traçabilité et, pourquoi pas, un retour plus rapide dans les restaurants, théâtres ou les lieux publics.

Un dossier étudié par la Haute Autorité de Santé

Si ces autotests ne sont pas encore autorisés en France, le dossier est à l’étude à la Haute Autorité de santé (HAS) et une réponse sera donnée avant la fin du mois de mars. "Il va falloir que nous répondions, d’une part à des questions de performance vis-à-vis de ces autotests, et également de modalité d’utilisation, dans quelles indications médicales, sociétales on va pouvoir utiliser ces autotests de manière complémentaire à ce qui existe déjà", explique Cédric Carbonneil, chef de service d’évaluation des actes professionnels de la HAS.

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Du côté de l’exécutif, des réserves étaient émises concernant l’efficacité de ces autotests, notamment salivaires, à l’instar du ministre de la Santé Olivier Véran lors d'une intervention au Sénat le 10 février dernier : "La sensibilité de ces tests est de l’ordre de 11% à 40% pour les meilleurs d’entre eux, vous avez donc plus de chance de connaître la vérité si vous jetez une pièce en l’air. La recherche continue en France et ailleurs, dès que nous en aurons, nous les utiliserons."

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