Dépression, anxiété… Comment les animaux de compagnie soulagent les troubles psychiques

Dépression, anxiété… Comment les animaux de compagnie soulagent les troubles psychiques
Santé

RÉCONFORT – Une nouvelle étude britannique explique que les chiens ou les chats ont un pouvoir thérapeutique sur les hommes. En posséder un permettrait d’atténuer les symptômes liés aux troubles de la santé mentale.

Chien, chat, lapin, hamster ou serpent… les animaux domestiques nous apportent joie de vivre et bonheur. Mais plus qu’un compagnon de route, ces petites bêtes soulageraient les personnes atteintes d’un trouble mental. C’est en tout cas le constat dressé par les chercheurs de l’université de Manchester (Royaume-Uni). Et leur étude relance le débat sur la zoothérapie. 

Solitude, dépréciation de soi, problèmes d’attention et même pensée suicidaire… Cette forme de thérapie utilise la proximité d’un animal de compagnie pour soigner les maux psychiques. Mais ses détracteurs dénoncent le manque d’étude scientifique prouvant son efficacité. C’était sans compter sur ces travaux publiés dans la revue BMC Psychiatry

Les compagnons de route détournent l’attention des symptômes

Pour montrer les bénéfices de la zoothérapie, les scientifiques ont interrogé 54 participants touchés par un trouble psychique sévère (schizophrénie, bipolarité, autisme). Les patients de plus de 18 ans étaient tous pris en charge dans les hôpitaux de Manchester et de Southampton. Pendant 90 minutes, ils ont ainsi cherché à savoir ce qui les aidait à gérer leur maladie. Loisirs, famille, amis ou animaux de compagnie… les volontaires ont élaboré leur propre classement. 

Résultats : un peu moins de la moitié des participants ont placé leur animal domestique dans le top 3, soit 45 %. Mieux, près de 60 % d’entre eux l’ont mis en pôle position. Mais comment expliquer une telle hiérarchie ? Les auteurs des travaux suggèrent que les petites bêtes responsabilisent leurs maîtres, les encouragent à faire des activités et surtout détournent leur attention des symptômes. Aussi, les compagnons de route ne jugent pas. 

Bref, "avoir un animal est vu comme un moyen efficace de réduire les stigmates associés aux maladies mentales", indiquent-ils. Les auteurs suggèrent ainsi que "les animaux domestiques devraient être considérés comme une source de soutien principale – et non marginale – dans la gestion des problèmes liés aux troubles de la santé mentale". Les fidèles alliés sont donc de précieux atouts santé et les Français le leur rendent bien.  Un récent sondage révèle que 51 % d’entre eux préfèrent passer du temps avec son animal plutôt qu’avec…ses amis. 

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