Des cochons génétiquement modifiés au secours du don d'organe ?

Santé
MEDECINE – Des chercheurs sont parvenus à modifier le génome de cochons afin de pouvoir faciliter la transplantation d'un de leurs organes vers les humains. Le début d'une révolution médicale ?

Cela pourrait être une avancée majeure dans le domaine de la transplantation. Une équipe de chercheurs en médecine de l'Université d'Harvard aux Etats-Unis, a réussi à modifier génétiquement des cellules porcines afin de les rendre plus compatibles avec l'organisme humain.

A l'heure ou les dons d'organes manquent cruellement il serait effectivement tentant de se tourner vers les animaux pour nous venir en aide. Toutefois, transposer un organe d'une espèce à une autre n'est pas du tout chose aisée. Si dans le cas du cochon son génome est proche de celui d'un humain, il n'est aujourd'hui absolument pas envisageable de greffer l'un de ses organes. C'est bien ce qui pourrait changer. 

► Pourquoi ne pouvait-on pas greffer des organes de porc ?
La principale raison qui empêche toute transplantation est un virus présent dans les cellules de l'animal dénommé Porcine Endogenous RetroVirus (PERV). Notre corps le détecte et lutte contre lui jusqu'à le chasser ce qui dans le cas d'une greffe conduirait immédiatement à un phénomène de rejet.

► Comment cela va être possible
Or les travaux de ces chercheurs publiés dans  la revue Science ont visé à contourner cet obstacle. En modifiant le génome des cochons ils ont réussi à bloquer le gène responsable du PERV. C'est une très grande avancée car en bloquant ce virus les chercheurs vont pouvoir identifier d'autres causes d'incompatibilité entre le cochon et l'homme et leur faire subir le même sort que celui réservé au PERV.

► C'est pour quand ?
L'équipe médicale a annoncé, toujours dans la même publication, détenir la liste des agents responsables de l'incompatibilité et travailler actuellement à leur désactivation. Très confiants, les chercheurs pensent pouvoir implanter des embryons génétiquement modifiés pour être compatibles avec l'organisme humain, dans des femelles porteuses, dès 2016.

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