VIDÉO - Plus rapides qu'une ambulance, les drones-défibrillateurs pourraient bientôt vous sauver la vie

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RÉVOLUTION - Imaginé par un étudiant belge, le robot-défibrillateur se concrétise. Selon des scientifiques belges, ce mode de transport médical révolutionnaire pourrait sauver de nombreuses vies, en diminuant fortement le temps d'intervention. Des tests ont déjà été menés en Suède.

En France, 120.000 personnes sont chaque année victimes d’une crise cardiaque. Lors de tels accidents, les premières minutes sont cruciales. Or, malgré les progrès de la médecine et la disponibilité accrue de défibrillateurs, les services d’urgence sont rarement en mesure de se rendre auprès des victimes dans les dix minutes. Un problème auquel pensent répondre des scientifiques belges qui proposent l’intervention de drones.


Apparus il y a seulement quelques années dans la vie quotidienne, le drone s’est déjà vu attribuer de nombreuses missions sanitaires : transporter des médicaments, des poches de sang ou encore intervenir en pleine mer. Pourquoi alors n’apporterait-il pas un défibrillateur au chevet d’une victime d’un arrêt cardiaque ? Inventé en 2014 par un étudiant belge, le drone-ambulance a de beaux jours devant lui. Selon des chercheurs belges, il pourrait sauver de nombreuses vies en étant placé à des points stratégiques.

Pour le faire intervenir, rien de plus simple. Un SMS suffirait pour qu’il se déplace sur le lieu du malaise, sous les commandes d’un pilote spécialisé. En plus de guider l'engin, celui-ci serait en mesure de conseiller les utilisateurs du défibrilateur, au moyen de caméras et de micros. Au-delà du gain de temps, et donc de l’augmentation des chances de survie, un tel dispositif  s’avèrerait dix fois moins coûteux qu’une ambulance. En Belgique, son prix est estimé à 15.000 euros, contre 150.000 pour une ambulance capable d’intervenir lors d’un arrêt cardiaque. "Mais il devrait rapidement baisser avec la production de masse", estime Le Point.


Des expériences de simulations ont déjà été menées en Suède. Selon les premiers résultats, le drone arrive avant les secours dans 32 % des cas en milieu urbain, avec un gain de temps moyen d'une minute trente. En milieu rural, il parvient sur les lieux de l'accident avant les secours dans 93 % des cas avec un gain moyen de dix-neuf minutes.

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