Des propositions chocs pour inciter les Français à mieux manger

Des propositions chocs pour inciter les Français à mieux manger

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ALIMENTATION - Mise en place d'un logo, instauration d'une taxe, interdiction de certaines publicités, distribution de bons… Un rapport visant à lutter contre les mauvaises habitudes alimentaires vient d'être remis à la ministre de la Santé.

Haro sur la malbouffe ! Alors que le Conseil économique, social et environnemental (Cese) vient de publier ses recommandations  pour limiter le gaspillage , un autre rapport s'attaque cette fois-ci au contenu de nos assiettes. Piloté par le professeur Serge Hercberg, spécialiste de la nutrition, ce document remis au ministère de la Santé doit donner un "nouvel élan de la politique nutritionnelle française de santé publique dans le cadre de la stratégie nationale de santé".

Parmi les quinze mesures recommandées, l'interdiction de publicité pour les produits amaigrissants, compléments alimentaires et boissons sucrées ou encore des taxes et subventions selon la qualité nutritionnelle des aliments. Pour aider les consommateurs à mieux équilibrer leur repas, un système de logo sur les emballages des aliments en magasins pourrait être instauré. Cet affichage devrait également être obligatoire dans les chaînes de restaurations type fast-food ainsi que dans les publicités faisant référence à l'aliment ou au plat.

Le sel, ennemi public n° 1

Toutes ces mesures ont pour but d'établir un score nutritionnel global , allant du moins favorable au plus favorable. Par exemple, le müesli nature ou les fruits et légumes, le pain complet bénéficieraient d'une réduction de TVA mais les chips ou les pâtes à tartiner auraient une taxe plus élevée. "Toute amélioration que ferait l'industrie réduirait la taxe", précise Serge Hercberg avant d'ajouter : "c'est faisable". La distribution de coupon "fruits et légumes" et de "tickets sport" pour les plus défavorisés est également suggérée.

Pour limiter les cas d'hypertension artérielle, Serge Hercberg veut faire la chasse aux ajouts de sel dans les aliments en réglementant davantage leur teneur. Un objectif calqué sur celui de l'Organisation mondiale de la santé qui souhaite "une réduction relative de 30 % de la consommation moyenne de sel dans la population, le but étant d’atteindre une cible inférieure à 5 g par jour (environ 2 g de sodium) d’ici 2025". Or selon les derniers chiffres sur le sujet en France , les hommes salent à hauteur de 10 grammes et les femmes à 8 grammes. Bonne nouvelle : chacun peut d'ores et déjà faire des efforts en ce sens.

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