Des scientifiques ont-ils isolé le gène du vieillissement ?

Des scientifiques ont-ils isolé le gène du vieillissement ?

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RECHERCHES – Des scientifiques suisses pensent avoir identifié le gène responsable du vieillissement chez des vers, des poissons zèbre et des souris. Soit des espèces aux génomes assez proches de celui des humains.

Est-ce un pas de géant ou seulement le début de quelque chose ? Des chercheurs suisses pensent avoir identifié le gène du vieillissement, autrement dit celui qui pourrait jouer sur l'espérance de vie de certaines espèces.

Pour ce faire, ils ont travaillé sur les génomes d'un ver dont nous vous parlons souvent chez metronews car il est très observé par les chercheurs, le caenorhabditis elegans , mais également du poisson zèbre et des souris. Ils ont ainsi sélectionné pour leur étude 40.000 gènes qu'ils ont observés aux différents stades de la vie des cobayes : la jeunesse, la vie adulte et la vieillesse.

5% d'augmentation d'espérance de vie

Comme l'explique le compte rendu de leurs travaux paru dans la revue Nature Communication , les chercheurs ont ainsi isolé 30 gènes responsables du vieillissement dans les trois espèces. De plus ces 30 entités sont toutes issues d'un gène spécifique, commun aux trois espèces. Ce qui tend à conforter l'hypothèse selon laquelle ces gènes fonctionnent de concert. Mais ce qui est d'autant plus intéressant dans cette étude c'est que nous aussi, humains, possédons ces 30 gènes.

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Pour comprendre comment ces gènes fonctionnaient les scientifiques ont modifié l' acide ribonucléique appelé communément ARN, une molécule très proche chimiquement de l'ADN, afin de bloquer leur action. Et là, chez les trois espèces, des résultats ont rapidement été visibles. Leur espérance de vie a augmenté en moyenne de 5% et leur santé n'a en aucun cas été altérée.

Vieillir en meilleure santé

Mais les résultats ont été encore plus probants en bloquant l'action d'un gène en particulier. Ce dernier, baptisé bcat-1 par les chercheurs, a, une fois bloqué, contribué à augmenter l'espérance de vie des sujets de 25% et chez les vers leur capacité à se reproduire ou à se déplacer, malgré leur âge, était les même que durant leur jeunesse.

Certes, les génomes de ces espèces sont proches de celui des humains. Toutefois attention, en l'état de ces recherches rien ne prouve que ce mécanisme serait applicable aux humains. L'équipe entend donc approfondir ses expériences et précise que ces travaux n'ont pas pour but de nous garantir l'immortalité mais de nous aider à vieillir en meilleure santé. Alors en attendant que la génétique fasse tout le travail, continuons à manger sainement et à bouger fréquemment, cela reste aujourd'hui l'un des meilleurs remèdes anti-âge. 

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