Diabète : le risque de mortalité reste élevé malgré une meilleure prise en charge

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ETUDE – Le suivi médical des diabétiques a beau s’améliorer, ces patients restent malgré tout particulièrement vulnérables à certaines maladies comme les maladies cardiovasculaires et les cancers. Les femmes sont également plus touchées que les hommes.

Pompe à insuline, metformine ou inhibiteurs de l’alpha-glucosidase… les médicaments disponibles pour traiter les diabétiques sont nombreux. Pourtant, les personnes concernées par la maladie chronique restent plus exposées aux risques de mortalité que les autres. Voilà le constat mis en évidence par le dernier Bulletin Epidémiologique Hebdomadaire (BEH) publié par Santé Publique France. 


La maladie chronique se caractérise par un excès de sucre dans le sang, appelé hyperglycémie. Celui-ci se mesure par un taux de glycémie à jeun égal ou supérieur à 1,26 g/l dans le sang. Alors que le diabète de type 1 est dû à une absence de sécrétion d’insuline par le pancréas, le diabète de type 2, lui, est caractérisé par une mauvaise utilisation de l’insuline par les cellules de l’organisme. Cette forme de la maladie est la plus fréquente puisqu’elle représente 90% des cas de diabète, soit 2,5 millions de personnes, selon le site Ameli Santé

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Les femmes diabétiques sont plus exposées

Pour arriver à ce constat, les scientifiques ont passé au crible les données de deux cohortes lancées sur les périodes 2001-2006 et 2007-2012, regroupant respectivement 8400  et 5900 personnes diabétiques. Premier constat : ces personnes décèdent globalement plus tôt, et surtout les femmes. Elles ont ainsi 51% plus de risque de décès prématuré comparé à leurs homologues. Les hommes présentent quant à eux une surmortalité de 34%. 


Cependant, les diabétiques vivent plus longtemps qu’avant. Et pour cause, les patients semblent mieux contrôler leur glycémie par rapport à 2001. De plus, les bilans médicaux concernant leur pression artérielle et le cholestérol LDL sont globalement meilleurs. Ce qui se manifeste par une légère baisse de la mortalité. Ainsi, 17,7%  des participants de la première cohorte sont décédés lors du suivi, contre 15% de la seconde. 

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Prévenir le tabagisme et l’obésité

Pour améliorer le taux de mortalité, Santé Publique France recommande donc d’agir sur les facteurs de risques. Parmi eux, l’augmentation du tabagisme et des cas d’obésité de plus en plus fréquents. "L’absence de diminution de la mortalité cardiovasculaire observée chez les femmes diabétiques pourrait être en partie à l’augmentation de leur consommation de tabac", note l’agence sanitaire. 


De plus, les diabétiques décédés des suites d’un cancer sont plus nombreux, à l’image du reste de la population. Les personnes souffrant de la maladie chronique sont également plus à risques de souffrir d’une maladie rénale, de l’appareil digestif, infectieuses et respiratoires. "Il y a encore beaucoup à faire, comme améliorer l’éducation thérapeutique", conclut Sandrine Fosse-Edorh, coordinatrice des programmes à Santé Publique France. 

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