Écrans et manque de sport : les enfants encore plus sédentaires depuis le confinement

Écrans et manque de sport : les enfants encore plus sédentaires depuis le confinement

ALERTE - Une étude réalisée juste avant puis après le confinement met en évidence la forte hausse des heures passées devant les écrans et à moins à exercer une activité physique, chez les enfants et jeunes adultes.

Films, séries, jeux vidéos, réseaux sociaux et Facetime avec les copains occupent leurs journées. Les enfants étaient déjà trop sédentaires en France, mais ce malheureux constat s'est aggravé avec le confinement lié à l'épidémie de Covid-19... Et risque malheureusement de persister bien après, s'alarme un médecin expert du sport, sur la base d'une nouvelle étude réalisée par Harris Interactive pour l'association Assurance Prévention et l'Irmes (Institut de recherche Biomédicale et d'épidémiologie du Sport).

Les résultats montrent en effet que les activités sédentaires sont non seulement prédominantes chez les jeunes de 6 à 18 ans, mais ont fortement progressé durant le confinement. Elles ont représenté 33,3 heures en moyenne par semaine, contre 22,6 heures dans le "monde d'avant", soit une hausse de près de 50%.

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Les heures passées devant en écran en forte hausse

Les jeunes déclarent avoir passé 10 heures par semaine en moyenne à regarder la télévision (contre 6,7 heures avant le confinement), 7,7 heures à naviguer sur Internet (au lieu de 5,2 heures), 7,2 heures à jouer aux jeux vidéos (contre 4,7) ou encore 5,1 heures à discuter avec leurs amis via les réseaux sociaux et SMS (au lieu de 3,7 heures). En revanche, le temps passé à lire - des livres en papier - n'a augmenté que d'une heure.

La progression des activités sédentaires s'est réalisée "essentiellement au détriment de l'activité sportive", selon l'étude, effectuée avant et juste après le confinement. Les jeunes déclarent avoir consacré au sport 2,7 heures par semaine, contre 3,5 h début mars. Le maintien de l'activité physique pendant le confinement a été "irrégulier et insuffisant" selon l'analyse de l'Irmes : 6 enfants sur 10 n'ont pas eu d'activité physique tous les jours, alors que la recommandation de l'OMS est d'une heure par jour.

Plus inquiétant encore, 14% des jeunes n'ont pas pratiqué du tout de sport durant cette période, taux qui grimpe à 20% chez les lycéens. Avec des conséquences dramatiques : certains enfants "qui ne sont pas sortis du tout pendant trois mois se retrouvent avec un déficit de leurs capacités : ils n'arrivent à monter un étage", s'inquiète Jean-François Toussaint, directeur de l'Irmes, auprès de l'AFP. Selon lui, "l'impact de l'arrêt total de mouvements va être considérable dans certaines familles" qui ont encore peur de sortir. 

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Pour éviter que ces mauvaises habitudes ne persistent - au détriment de leur santé - dans les semaines à venir,  "il faut leur donner le plus possible l'accès à toutes les activités physiques et sportives pendant les 2 semaines d'école qui restent et pendant les grandes vacances", explique le professeur Toussaint. 

Une recommandation qui devrait être facile à respecter, puisque selon la même étude, neuf jeunes sur dix aimeraient faire du sport après les grandes vacances. Les enfants d'école primaire plus que les autres, puisqu'ils sont 94% à être impatients de bouger, contre 90% des collégiens et 82% des lycéens.

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