Municipales : le Conseil scientifique ne voit pas d’opposition à un second tour en juin, sous condition

Le Conseil scientifique a annoncé qu'il n'était pas contre un second tour des municipales en juin. Cependant, certains maires pensent que cela doit être reporté à l'automne si et seulement si l'épidémie le permet.
Santé

SCRUTIN - Le Conseil scientifique n'est pas opposé à la tenue du second tour des élections municipales en juin mais juge nécessaire une nouvelle évaluation des conditions sanitaires 15 jours avant la date retenue du scrutin.

C'est mardi 19 mai, soit huit jours seulement après la sortie du confinement, et compte tenu des connaissances actuelles sur l’état de l’épidémie en France, le Conseil scientifique rend son avis "avec humilité" quant à la tenue d’un second tour des élections municipales en juin, tout en apportant des nuances dans un communiqué. Si le Conseil, auquel Edouard Philippe a demandé fin mars de préparer ce document, tient à "souligner que la situation sanitaire s’est nettement améliorée par rapport au début du confinement", il prévient cependant qu'il est "difficile d’anticiper une situation incertaine pour les semaines à venir".

Une réévaluation nécessaire début juin

"Cette évaluation pourrait alors motiver, selon ses résultats, une nouvelle interruption du processus électoral", avertit le Conseil scientifique dans son rapport voué à éclairer la décision finale de l'exécutif, attendue cette semaine.

Alors que la loi déclarant l'état d'urgence sanitaire du 23 mars fixe l'échéance d'un report du second tour à fin juin, le Conseil juge qu'il est "possible et nécessaire de sécuriser les opérations électorales proprement dites afin de réduire les risques qui leur sont associés". Si ce second tour, qui concerne environ 5.000 communes, ne pouvait être organisé à cette échéance, il faudrait alors reprogrammer l'intégralité du scrutin (premier et second tour) dans ces villes.

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Mêmes principes de précaution en juin

En mars, avant le premier tour des élections municipales, le Conseil scientifique avait considéré que "si les pouvoirs publics décidaient de maintenir le premier tour des élections, elles devraient être organisées dans des conditions d’hygiène renforcées (notamment respect des distances entre votants, désinfection des surfaces, mise à disposition de gels hydro-alcooliques, étalement des votes sur la journée, absence de meeting post-électoraux, etc.)"

Dans ce contexte, les pouvoirs publics avaient fait le choix de maintenir le premier tour des élections municipales. Ces principes généraux (avis sanitaire du Conseil scientifique et décisions par les autorités publiques) resteront valables concernant la tenue du second tour des élections municipales, précise le communiqué. 

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Par ailleurs, selon une étude conduite par des statisticiens et des épidémiologistes publiée par Le Monde vendredi 15 mai, la participation au premier tour des élections municipales, le 15 mars, n’aurait "pas contribué statistiquement" à accélérer la propagation du nouveau coronavirus. 

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