Épilation à lumière pulsée : pourquoi les autorités sanitaires s'inquiètent

Épilation à lumière pulsée : pourquoi les autorités sanitaires s'inquiètent

ALERTE – L'Agence nationale de la sécurité sanitaire (Anses) s'inquiète du manque d’encadrement autour de la vente d’appareils permettant l’épilation aux lampes flash, alors que cette technique n’est plus réservée qu'aux seuls médecins.

En vogue depuis les années 2000, l’épilation par lumière pulsée (IPL), ou lampes flash, consiste à envoyer un faisceau concentré de lumière dont la chaleur détruit le bulbe du poil, afin de le faire tomber et d'éviter autant que possible une repousse.

Initialement réservée aux seuls médecins, les dermatologues notamment, cette technique s’est aujourd’hui répandue dans les instituts de beauté. Elle peut même être utilisée chez soi grâce à des appareils vendus dans le commerce.

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Une technique potentiellement dangereuse pour la santé

Mais pour les autorités sanitaires, cette accessibilité pose problème. Dans un communiqué, l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) a alerté sur les effets indésirables que comportent cette technique. "Il y avant tout un risque de brûlure, parce que c’est un effet thermique qui n’est pas totalement maitrisé. On voit parfois même des brulures du second degré. Le deuxième, c’est un risque oculaire. Traiter près des sourcils expose à un risque pour la rétine par exemple, même quand on protège bien les yeux", explique le dermatologue Jean-Michel Mazer. 

Surtout, l’IPL modifie la pigmentation de la peau. Certains cancers sont alors plus difficiles à être détectés. Pour éviter ces effets secondaires, l'agence préconise donc de durcir la réglementation. Pour les particuliers qui utilisent des appareils moins puissants, donc moins efficaces, ce sont des notices d'utilisation plus explicites sur les dangers qui sont recommandées. L’Anses demande également que les employés soient mieux formés.

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Une position que partage Emilie Patureaux, gérante d’un institut de beauté. "Il faut que, tout simplement, les centres ou les instituts de beauté prennent des appareils aux normes européennes, avec un marquage CE médical, et ça, ça passe directement par le fournisseur, avec une obligation pour ce fournisseur d’appliquer les formations adéquates pour tous les salariés de l’institut", préconise-t-elle. En attendant, dans son institut, ses clients doivent répondre à certains critères pour pouvoir se faire épiler durablement.  

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