Essentiel ou non essentiel ? Le retour des polémiques sur la fermeture des commerces

À partir de demain minuit, les commerces non alimentaires dans seize départements, sauf les librairies, vont devoir à nouveau fermer. Nous avons recueilli leurs réactions.

COMMERCES - 110.000 commerces jugés "non-essentiels" vont baisser rideau durant les quatre prochaines semaines après les annonces de confinement dans 16 départements.

C’est le retour de la distinction entre ceux qui sont jugés "essentiels" et ceux qui ne le sont pas. Les commerces, mais aussi les rayons considérés comme "non-essentiels" seront fermés dans 16 départements, comme en novembre dernier. Et ce, pour au moins un mois. Selon Bercy, 110.000 commerces sont concernés. 

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La liste des produits autorisés lors des précédents confinements avait fait l’objet d’un décret. Les produits essentiels comprenaient l’alimentation, les journaux et la papeterie, les matériaux de construction, la quincaillerie ou encore les produits de puériculture, couches et biberons. Mais les coiffeurs avaient dû fermer leurs salons, tout comme les magasins de vêtements et de jouets. 

"C’est l’hypothèse la plus dure qui a été retenue, c’est une vraie catastrophe parce que cela signifie qu’une partie importante du commerce français va se retrouver très largement fermée et qu’on repart en absurdie avec cette nécessité, pour les grandes surfaces, de bâcher à nouveau une partie des rayons" a déploré auprès de l’AFP Jacques Creyssel, délégué général de la Fédération du commerce et de la distribution. 

Les rayons "non essentiels " seront inaccessibles aux clients

En effet, Jean Castex a bien précisé, lors de sa conférence de presse, que "par souci d’équité, les restrictions de vente s’appliqueront aux mêmes produits, qu’ils soient vendus dans un rayon de grande surface, un commerce spécialisé ou un petit commerce de centre-ville". Pour les gérants de grandes surfaces, cela signifie donc bâcher, enrubanner ou déplacer certains produits des rayonnages. Une décision qui avait déjà suscité la polémique lors du dernier confinement de novembre. 

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Seule nouveauté, le statut des libraires et des disquaires. Le gouvernement a décidé, fin février, de catégoriser à nouveau ces magasins comme essentiels afin qu’ils puissent rester ouverts pendant les reconfinements locaux décidés dans plusieurs villes dont Nice et Dunkerque. 

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