Et si l’étoile de mer était la clé d’un médicament contre la mucoviscidose ?

Et si l’étoile de mer était la clé d’un médicament contre la mucoviscidose ?

GUÉRIR – Des scientifiques français se rapprochent d’un traitement pour soigner la mucoviscidose, une maladie génétique rare. A la base de leur découverte, une protéine extraite d’œufs d’étoiles de mer.

L’espoir de soigner un jour les plus de 6.000 Français touchés par la mucoviscidose vient du Finistère. C’est à la pointe de la Bretagne, à Roscoff, que le chercheur du CNRS, Laurent Meijer, a trouvé l’élément de ce qui pourrait bientôt être le premier médicament à soigner la maladie génétique rare : la roscovitine. Cette molécule issue des étoiles de mer fait actuellement l’objet d’un essai clinique sur 36 malades dans 9 hôpitaux français. 

Sur la piste du tout premier traitement

Pour l’heure, le traitement repose sur un médicament capable de prévenir et traiter les infections pulmonaires mais aussi sur un régime adapté et des compléments nutritionnels atténuant les déficiences du système digestif. D’autres médicaments peuvent être prescrits selon les autres complications engendrées par la maladie. Mais malgré ça,  "la mucoviscidose évolue progressivement avec des épisodes d’aggravation", note le site Ameli.fr.

Les chercheurs continuent donc de plancher sur un médicament capable de guérir la mucoviscidose. C’est ainsi que le Pr Meijer a découvert la roscovitine, une protéine issue des étoiles de mer et qui est un inhibiteur de protéines kinases. En clair, ce sont elles qui régulent l’activité cellulaire. "Lorsqu’elles sont impliquées dans une pathologie, elles sont anormalement actives, explique le scientifique au Parisien. L’idée, c’est de les réguler ou de les inhiber."

Tester la tolérance des patients

En pratique, la molécule stimule les pouvoirs anti bactériens de l’organisme et booste le système immunitaire. Et c’est bien eux qui sont défaillants chez les patients atteints de mucoviscidose. Les organes comme les poumons et le pancréas ne sont plus aptes à se défendre contre les bactéries et les patients sont victimes d’infections à répétition.

Après sa découverte, le chercheur a co-fondé la start-up ManRos Therapeutics et a pu synthétiser la molécule dès 2007. Depuis, des études cliniques ont eu lieu pour tester la tolérance des patients, notamment en cancérologie. Ces différents travaux ont révélé les vertus anti-inflammatoires et anti-infectieuses de la molécule. De précieux atouts pour lutter contre la mucoviscidose. De plus, elle ne semble pas entraîner de résistance. 

Les résultats définitifs de l’étude démarrée en avril dernier sont attendus pour la fin de l’année. Celle-ci a été financée en partie par le ministère de la santé et l’association Vaincre la mucoviscidose. Si les patients tolèrent la molécule, une deuxième étude de plus large ampleur devrait voir le jour.

Lire aussi

    En vidéo

    Virades de l'espoir : courir pour combattre la mucoviscidose

    Sur le même sujet

    Les articles les plus lus

    REVIVEZ - Marghe remporte "The Voice 2021"

    EN DIRECT - Israël/Palestine : plus de 150 morts depuis la reprise des violences, l'essentiel à Gaza

    Covid-19 : ces pays européens qui ont déjà assoupli les règles aux frontières pour les touristes

    Que devient Abi Bernadoth, le gagnant de "The Voice" ?

    EN DIRECT - Covid-19 : la pression hospitalière toujours à la baisse, moins de 4300 patients en réa

    Lire et commenter

    LE SAVIEZ-VOUS ?

    Logo LCI défend l'ambition d'une information gratuite, vérifiée et accessible à tous grace aux revenus de la publicité .

    Pour nous aider à maintenir ce service gratuit vous pouvez "modifier votre choix" et accepter tous les cookies. > En savoir plus.