Êtes-vous atteint de "selfitis", la maladie du selfie ?

Êtes-vous atteint de "selfitis", la maladie du selfie ?

Santé
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PHOTOS - Le matin au réveil ou en soirée autour d'un verre. Il ne se passe pas un moment sans que vous immortalisiez ce moment avec un selfie. Vous êtes peut-être malade... Explications.

Tendre le bras, positionner son smartphone et appuyer sur le bouton photo. Un geste simple devenu obsessionnel pour certains et certaines. Manque de confiance en soi, besoin d'une validation des autres ou encore volonté d'exister, les raisons sont multiples. Mais au final, cela peut devenir une véritable addiction. 


C'est en tout cas la thèse développée par l'Université de Nottingham Trent et de la Thiagarajar School of Management. Dans une étude mise en ligne fin novembre, les deux établissements nomme cette maladie le "selfitis". Pour arriver à ce constat, les chercheurs ont mis en place des groupes de discussion d'au moins 200 participants, résidant en Inde. Pays qui compte le plus grand nombre d'utilisateurs de Facebook et le plus grand nombre de morts à la suite d'un selfie pris dans des endroits dangereux. 

Minimum trois photos par jour

Leurs conclusions sont sans appel. Il existe pour eux, trois niveaux de dépendance. Le premier nommé "bordeline" concerne les personnes qui prennent minimum trois photos d'elle par jour, sans publication sur les réseaux sociaux. Le niveau suivant, "aigu", concernent celles et ceux qui se photographient au moins trois fois par jour puis publient leurs clichés sur les réseaux sociaux. Enfin, le dernier niveau, "chronique" définit une envie incontrôlable de se prendre en photo en permanence avant de les partager sur les réseaux sociaux. 

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Alors pourquoi cette addiction ? A cette question, les chercheurs ont trouvé six débuts d'explications. Il s'agirait d'augmenter la confiance en soi, d'attirer l'attention, d'améliorer son humeur, de se créer des souvenirs, d'augmenter sa conformité avec le groupe social ou encore d'être socialement compétitif. 

"Généralement, ceux qui présentent cette maladie souffrent d'un manque de confiance en eux, cherchent à s'intégrer et peuvent présenter des symptômes similaires à d'autres comportements potentiellement addictifs", explique le docteur Janarthanan Balakrishnan. Quant à la suite, les chercheurs veulent désormais réfléchir sur comment aider ces nouveaux addicts. 

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