Etude santé du jour : si vous vous sentez fébrile, vous allez peut-être avoir un rhume !

Etude santé du jour : si vous vous sentez fébrile, vous allez peut-être avoir un rhume !

DirectLCI
AUTO-ÉVALUATION MÉDICALE - Et, si le jugement sur votre état de santé pouvait prédire votre rhume ? À travers une étude, des chercheurs américains ont exploré le lien entre l’auto-évaluation de l’état de santé et l’immunité.

En cette saison, il n’est pas rare de se sentir un peu fébrile. Avec l’alternance des températures, notre organisme est particulièrement exposé aux microbes environnants. Selon une étude menée par des psychologues américains, il suffirait d’auto-évaluer son état de santé pour prédire un rhume.

D’après leurs travaux, publiés dans le journal Psychosomatic Medicine , le jugement sur son propre état de santé serait un bon indicateur de l’apparition du rhume. À en croire leurs conclusions, les médecins n’auraient plus qu’à s’abstenir de nous ausculter.

Méthodologie : auto-évaluer son état de santé à l’aide d’un questionnaire

Pour les besoins de leur étude, les auteurs ont sélectionné 360 adultes, âgée en moyenne de 33 ans, et n’ayant aucun souci de santé. À la demande des chercheurs, ils ont auto-évalué leur santé en répondant à un questionnaire. Chaque participant devait qualifier son état de santé d’”excellent”, “très bon”, “bon”, “moyen” ou “faible”. Aucun candidat n’a jugé sa santé de “faible”. La majorité ont répondu que leur santé était bonne. Seuls 2% ont jugé leur état de santé “moyen”.

Les candidats ont ensuite été exposés à un virus à l’origine d’un rhume banal. Puis, ils ont été placés sous surveillance clinique pendant cinq jours pour observer la manière dont l’agent infectieux allait agir. Les chercheurs ont écarté volontairement des variables telles que l’hygiène de vie, le stress, les émotions négatives ou des éléments socio-économiques.

Ce que l’étude a montré : Ceux qui se disent en bonne santé sont moins exposés au rhume

Résultat : près d’un tiers des participants ont attrapé un rhume. Ce sont les volontaires qui ont auto-évalué leur santé comme “très bonne”, “bonne” ou “moyenne” qui ont été deux fois plus sensibles au virus. Contrairement aux candidats ayant évalué leur santé comme “excellente”. Selon les chercheurs, l’explication d’un tel lien réside dans le fait que le système immunitaire alerte son hôte qu’il est en difficulté en diffusant des émotions ou des sensations avant que les premiers symptômes cliniques (fièvre, nez qui coule…) n’apparaissent.

Ce qu’il faut en retenir : l’auto-évaluation est une chose mais l’avis d’un médecin est mieux

L’étude suggère que les individus sont dans la capacité de prédire la réponse de leur système immunitaire face à un virus ou à toute autre microbe. Bien que l’étude apporte un éclairage sur certains mécanismes biologiques, elle ne doit pas vous inciter à vous passer de l’avis d’un médecin. Même lorsque tout va bien, une consultation de contrôle n’est jamais de trop !
 

Sur le même sujet

Plus d'articles

Lire et commenter