Exercice attentat-intrusion: comment préparer son enfant ?

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PSYCHO – Alors que l’ombre des attentats de Nice plane encore sur l’Hexagone, le ministère de l’Education nationale a pris des mesures de sécurité particulières. Mais comment en parler avec son enfant pour le rassurer sans l’inquiéter ?

La rentrée scolaire 2016 ne sera pas placée sous le signe de l’insouciance. En cause, les nouvelles consignes de sécurité en vigueur dans les établissements scolaires, publiées ce mercredi 24 août. Parmi les nouveautés : l’organisation de trois exercices de sécurité dont un "attentat-intrusion" qui doit être normalement réalisé avant les vacances de la Toussaint.


Aussi appelé "plan particulier de mise en sureté (PPMS)", l’exercice consiste à apprendre aux élèves et au personnel encadrant à bien réagir si une attaque se produit. Ainsi, lorsque l’alarme se déclenche dans l’établissement scolaire, les élèves peuvent être évacués ou invités à se barricader. Dans le  premier cas, l’objectif est que tout le monde connaisse les chemins à prendre, en silence. Dans le second, il s’agit d’apprendre à s’enfermer au moyen du mobilier scolaire. Un exercice susceptible d’être traumatisant. 


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Alors, comment préparer sa progéniture à ce genre d’exercice ? L’équipe enseignante a son rôle à jouer et les familles seront tenues informées des détails lors de la journée de rentrée. "L’important est de rappeler aux enfants que ces dispositions sont prises pour les protéger" , explique la psychologue pour enfants et adolescents, Florence Millot. 


Mais pour les plus petits, cette notion n’est pas si évidente à comprendre. "On peut parler par exemple d’exercice pour apprendre à se cacher ", propose un petit guide réalisé par l’académie de Versailles à destination des maternelles et cité par Le Monde. L’autre difficulté pour les 3-6 ans va être de réussir à rester silencieux. Pour cela, le petit guide propose "le jeu de la statue" ou encore du "roi du silence". 


Il convient également de débriefer ce moment particulièrement éprouvant pour un enfant. "On peut en parler le soir même ou laisser passer une semain ", recommande la spécialiste. L’idée est de dédramatiser mais sans non plus  tourner l’exercice 'à la rigolade'".  Au final, l’école doit rester un endroit où il se sent en sécurité et non-anxiogène. 


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