Quand on parle de "noyade sèche", de quoi parle-t-on au juste ?

Quand on parle de "noyade sèche", de quoi parle-t-on au juste ?

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VIGILANCE - Phénomène rare et mortel, la "noyade sèche" se manifeste lorsqu'une quantité importante d'eau s'infiltre dans les poumons de la victime qui s'asphyxie plusieurs heures après la baignade. Mais il ne faut pas que la peur de la "noyade sèche" détruise vos vacances, elle se traite sans problème quand elle est détectée.

Tout a commencé en juin 2017 avec un article déchirant du site américain Eyewitness News, relatant ce qui était arrivé à un petit garçon de quatre ans à Houston (Texas), aux Etats-Unis. Selon l'article, l'enfant était allé se baigner avec ses parents et avait bu la tasse. En ressortant de l'eau, son ventre s'est révélé anormalement gonflé mais ses parents ne s'étaient pas alarmés. Quelques heures plus tard, l'enfant était décédé. La persistance de l’eau dans une zone des poumons avait entraîné l’apparition des symptômes de la noyade plusieurs heures après avoir bu la tasse. On parle alors d'un phénomène rare, et néanmoins mortel : la "noyade sèche" (également connu sous le nom de "noyade secondaire"). Mais de quoi s'agit-il précisément ?

Si elle a touché un enfant dans ce cas présent, la "noyade sèche", phénomène rare on insiste, peut toucher tout le monde. La seule différence entre l'enfant et l'adulte, c'est que le système pulmonaire d’un enfant est moins mature que celui d’un adulte et donc plus en mesure de développer des complications. L'OMS la décrit comme "une insuffisance respiratoire résultant de la submersion ou de l'immersion en milieu liquide". Mais l'expression en soi n'existe pas dans la littérature médicale et le phénomène reste traitable : si vous n'arrêtez pas de tousser, si vous avez de la fièvre, direction les urgences. Une irritation pulmonaire détectée en amont se traite sans problème. Mieux vaut prévenir donc. 

Ne jamais banaliser les risques de noyade

Le phénomène de la "noyade sèche", bien que rare, doit inviter à la plus grande des précautions concernant les risques d'accident. Dimanche 8 juillet, trois frères et sœurs âgés de 9, 10 et 13 ans sont morts noyés à Chalon-sur-Saône (Saône-et-Loire), alors qu'ils voulaient se rafraîchir dans un lac interdit à la baignade. Le même dimanche, une jeune femme de 24 ans s'est également noyée à Trouville-sur-Mer (Calvados), tandis qu'un enfant de 10 ans a, lui, été secouru par les pompiers. Lundi dernier, ce sont deux personnes - un adolescent de 15 ans et un homme de 64 ans - qui se sont noyés en Gironde. 

Une série de drames qui intervient chaque année en France : l'Institut national de veille sanitaire recense ainsi environ 500 noyades par an, essentiellement l'été, avec plus de trois morts par jour rien que sur la période de juin à septembre.

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