Fast-food : burgers, frites, glaces... leurs emballages pourraient accroître un risque de cancer !

Fast-food : burgers, frites, glaces... leurs emballages pourraient accroître un risque de cancer !

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DANGER – Les cartons des hamburgers, des frites ou des desserts censés préserver la nourriture contiennent en réalité des substances nocives pour la santé : des composés fluorés, soupçonnés de favoriser les cancers des testicules, du rein ou un retard de développement fœtal.

"Trop gras, trop salé, trop sucré" et maintenant "toxique", la restauration rapide n’offre vraiment rien de bon à ses consommateurs. En plus de vous apporter un excédent de calories, non négligeable au moment de monter sur la balance, et sans réels apports nutritifs intérressants pour votre santé, un hamburger dévoré à la va-vite pourrait vous exposer à un autre danger : un risque accru de cancer. Ce sont en tout cas les conclusions d’une nouvelle étude publiée dans la revue Environmental Science and Technology Letters.


Gobelets, papiers, cartons… les chercheurs de l’université de Notre-Dame (Etats-Unis) ont passé au crible plus de 400 échantillons d’emballages provenant de 27 enseignes de fast-food comme McDonalds’s, Burger King ou encore Starbucks. Et le verdict  est plutôt inquiétant puisque les scientifiques ont retrouvé des traces de produits chimiques perfluorés (PFC) dans la moitié des papiers entourant les desserts, dans la majorité de ceux des sandwichs et dans un carton de frites sur cinq. Leur fonction ? Vous évitez de ressortir les mains graisseuses. 

Les PFC ne s’éliminent que très lentement de l’organisme

Problème : ce type de produit chimique "entre dans la circulation sanguine, s’accumule et cause des maladies", souligne le Pr Graham Peaslee, un auteur de l’étude qui déplore leur présence dans les contenus alimentaires. Des études antérieures ont d’ailleurs montré un lien entre les PFC et le cancer du rein, des testicules, les maladies thyroïdiennes, un retard de développement à la naissance et des dysfonctionnements immunitaires chez l’enfant à naître. Rien que ça. 


Et pour ne rien gâcher, ces produits ne s’éliminent que très lentement de l’organisme. "Ils ne se dégradent pas naturellement et persistent très longtemps", alerte ainsi le Pr Graham Peaslee. Mais pas de panique pour autant, le contact entre la nourriture et le papier en PFC doit être prolongé avant de présenter un réel risque pour la santé. Le danger semble donc limité pour les frites, un peu moins pour les desserts souvent pré-emballés. Dans tous les cas, les chercheurs espèrent que cette étude incitera les industriels à se tourner vers emballages moins toxiques pour notre santé.

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