Hausse des cas de Covid : faut-il vraiment s'inquiéter ?

Hausse des cas de Covid : faut-il vraiment s'inquiéter ?

DEUXIÈME VAGUE - Deux jours de suite ce week-end, les bilans quotidiens ont annoncé plus de 3.000 nouveaux cas détectés de Covid-19 en France. Des chiffres en hausse qui peuvent inquiéter la population, mais pas forcément les professionnels de santé.

En ce week-end du 15 août, les Français étaient en vadrouille aux quatre coins de l’Hexagone. Ils profitent de leurs vacances souvent chamboulées par l’arrivée, il y a quelques mois, du nouveau coronavirus. Qui est encore bien présent sur le territoire. Les derniers chiffres rapportés par les autorités sanitaires ne sont pas bons : 3.310 nouveaux cas de Covid-19 ont été confirmés samedi, 3.015 dimanche. 

La crainte d'une deuxième vague se renforce ainsi chaque jour davantage, mais certains médecins veulent apaiser les craintes que ces chiffres peuvent susciter dans la population. Ces bilans, à défaut d’être rassurants, seraient "logiques".

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Sans immunité ni confinement, le virus continue de circuler

Pour le professeur Philippe Juvin, chef des urgences à l'hôpital Pompidou à Paris, "c'est logique" : la population n’étant pas immunisée et le virus circulant toujours, des personnes continuent d’être infectées. "Il faut s'y attendre et ce n'est pas dramatique", assure-t-il dans le reportage de LCI en tête de cet article. "Je partage l'avis d'un certain nombre de gens qui disent : pas de panique."

"Même si l’on essaye de faire respecter les mesures barrières du mieux possible, il est évident qu'avec la reprise des activités, la reprise des contacts sociaux, il faut s'attendre à une augmentation du nombre des cas", confirme Didier Pittet, épidémiologiste des Hôpitaux de Genève. Une augmentation également due à la vigilance renforcée des autorités de santé, "avec un nombre de tests effectués qui est largement supérieur à tout ce qui a été le cas jusqu'ici", continue le scientifique.

Plus de cas mais moins d'hospitalisations

Actuellement, 500.000 tests sont réalisés chaque semaine. C'est mathématique : plus il y a de tests, plus il y a de cas détectés. Mais comme le souligne Santé Publique France dans ses bulletins quotidiens et hebdomadaires, le nombre de cas positifs augmente plus vite que le nombre de tests réalisés. Pour Gérald Kierzek, urgentiste à l'hôpital Hotel-Dieu, c'est un signe évident de montée de la contamination, "mais il ne faut pas s'affoler sur ces chiffres".

Le plus important est selon lui que les nouveaux cas, qui concernent davantage des jeunes, requièrent moins d'hospitalisations, le chiffre de ces dernières étant largement en baisse selon lui. Après avoir consulté le rapport d'activité des services d'urgence d'Ile-de-France, il dit observer "moins 50%" d'hospitalisations par rapport au pic de la crise dans la région. De même, les patients en service de réanimation actuellement sont vingt fois moins nombreux qu'au plus fort de l'épidémie. Même constatation du professeur de microbiologie Patrick Berche : il n'y a pas de crainte à avoir en terme de capacité hospitalière. "On a actuellement 380 personnes en réa alors qu'on a une capacité de 7.000 lits", précise-t-il.

Il y a donc plus de tests, plus de cas positifs, "mais on est pas sur une situation comparable à celle d'il y a quelques mois", insiste le Dr Kierzek. "Cela ne veut pas dire qu'il faut pas relâcher les gestes barrières, mais il ne faut pas paniquer non plus".

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