Gastro-entérite : comment passer à côté de l'épidémie

Gastro-entérite : comment passer à côté de l'épidémie

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SANTE - Le réseau Sentinelles alerte sur une fort taux de gastro-entérites dans l'Hexagone. Le seuil épidémique devrait être franchi dès la semaine prochaine. Quelques conseils pour passer le cap.

Le grand froid n'est pas encore là, mais les virus prolifèrent déjà. En tête de gondole, la gastro-entérite : en cette mi-janvier, l'incidence au niveau national est estimée à 274 cas pour 100 000 habitants, soit légèrement en-deçà du seuil épidémique fixé à 280 cas pour 100 000 habitants, alerte le réseau de médecins généralistes Sentinelles . Ce seuil devrait être franchi dès la semaine prochaine. Pour l'heure, la Bretagne, l'Alsace et le Limousin sont les régions les plus touchées (plus de 400 cas pour 100 000 habitants), "mais les foyers devraient rapidement s'étendre", alerte le professeur Robert Benamouzig, gastro-entérologue et chef de service de l'hôpital Avicenne à Bobigny

Comment s'en prémunir ?

"C'est une transmission virale, il n'est donc pas si facile de s'en prémunir", affirme le gastro-entérologue. Néanmoins, il convient de rappeler quelques notions d'hygiène de base "qui semblent se perdre avec le temps" : ne pas s'approcher des personnes malades et se laver les mains très régulièrement. Selon des statistiques de l'Institut national de prévention et d'éducation sanitaire (Inpes), près de 66 % des Français déclarent ne pas se laver les mains après avoir pris les transports en commun.

Comment se soigner ?

Malgré toutes ces précautions basiques, possible que vous ne passiez pas entre les mailles, le risque majeur étant la déshydratation. Les enfants en bas-âge et les personnes âgées, particulièrement exposés, doivent rapidement consulter dès les premiers symptômes de diarrhées ou de maux de ventre aigus. Dans tous les cas, il est recommandé de boire beaucoup, "principalement des boissons contenant du sucre et du sel." Et pour l'alimentation : du riz, de l'eau de riz, mais surtout pas de fruit ni de légume. Pour se soigner, la poudre d'argile commercialisée sous le nom générique de diosmectite est aussi très efficace.

Un vaccin comme pour la grippe ?

Il existe bien des vaccins pour les virus les plus fréquents, notamment ceux de la famille des norovirus. Mais les spécialistes ne le recommandent pas souvent. "Il y a tellement de virus qu'on ne pourra jamais tous les combattre grâce au vaccin", explique le docteur Benamouzig. Ce dernier demeure assez fataliste, expliquant qu'il y a peu de prévention possible : "quand on le sent arriver, c'est déjà trop tard." Mieux vaut donc s'y prendre à temps.

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