Gastro-entérite : deux vaccins recommandés par les autorités

Gastro-entérite : deux vaccins recommandés par les autorités

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SANTE – Le Haut Conseil de Santé Publique (HCSP) vient de recommander l'utilisation de deux vaccins pour lutter contre les gastro-entérites chez les nourrissons de moins de six mois. Une recommandation sous réserve d'une baisse de prix.

"Il y a tellement de virus de gastro-entérites qu'on ne pourra jamais tous les combattre grâce au vaccin", expliquait à metronews, il y a quelques semaines, le professeur Robert Benamouzig , gastro-entérologue et chef de service de l'hôpital Avicenne à Bobigny. La gastro-entérite battait alors son plein dans l'Hexagone et les autorités alertaient sur un risque d'épidémie. Des vaccins, il en existe deux, commercialisés depuis 10 ans : le Rotarix et le Rotareq. Le Haut Conseil de Santé Public (HCSP) ne les avait jusqu'ici pas recommandés dans les deux avis publiés en 2006 et 2010.

Vendredi 14 février, l'instance publique, qui fait office de conseiller du ministère de la Santé, a publié un communiqué daté du 29 novembre 2013 et  relayé par le site Pourquoidocteur.fr , dans lequel il recommande l'utilisation des deux vaccins chez les nourrissons âgés de moins de six mois. "Le Haut Conseil de la santé publique a pris en considération l’impact bénéfique, dans les pays industrialisés, de cette vaccination des nourrissons qui réduit le taux d’hospitalisation de plus de 80 %", écrivent-ils.

14.000 hospitalisations par an

Chaque année, le rotavirus, l'un des virus que combattent les deux vaccins, est responsable de 14.000 hospitalisations et d'une quinzaine de décès. Néanmoins, cette recommandation est conditionnée par une baisse des prix des vaccins, "sous réserve d’une politique tarifaire conduisant à des ratios coût/efficacité acceptables pour ces deux vaccins", écrit le HCSP. A ce jour, les deux vaccins Rotarix et Rotareq sont commercialisés respectivement à 180 et 230 euros.

La ministre de la Santé devra donc trancher et inscrire ou non ces deux vaccins dans le calendrier de vaccination si les conditions définies par le HCSP sont respectées. A charge de la Haute autorité de la santé (HAS) de définir le taux de remboursement qui incombe à la Sécurité sociale.

En attendant, vous pouvez aussi suivre les quelques recommandations de l'Institut national de veille sanitaire (InVS), qui alerte chaque année sur le manque d'hygiène face à bébé : en effet, seuls 59 % des Français déclarent se laver les mains avant de s'en occuper .

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