Greffe cardiaque : âgé de 68 ans, le patient opéré mène "une vie normale"

Santé

RECHERCHE – Cinq mois après avoir bénéficié d'un cœur artificiel, le patient de 68 ans a pu rentrer chez lui début janvier. Et se porte bien, selon le professeur Alain Carpentier, qui a créé l'appareil.

C'est une grande avancée pour la médecine. Cinq mois après avoir été opéré, l'homme de 68 ans qui a bénéficié d'une implantation de cœur artificiel mène une "vie normale". Il est "allé déjeuner sans aucune assistance technique chez son fils à 70 kilomètres de Nantes. N'est-ce pas la plus belle démonstration d'une vie normale?" se félicite dans Le Parisien (lien payant) le professeur Alain Carpentier, créateur de l'appareil, comparant les suites opératoires à "celles d'une greffe cardiaque ordinaire".

Il fait du vélo d'appartement

Deuxième patient à avoir reçu un cœur artificiel du laboratoire Carmat en août dernier, il a quitté l'hôpital le 2 janvier et est retourné vivre définitivement chez lui. Il a reçu une "formation au fonctionnement de ce système portable, électrique et silencieux", explique Carmat dans son communiqué. "C'est le plus léger de tous les dispositifs disponibles pour l'alimentation d'un coeur artificiel total. Il offre aux patients mobilité et autonomie dans d'excellentes conditions", ajoute la société. Fin octobre, le professeur Carpentier annonçait déjà qu'il pouvait se déplacer seul et même faire du vélo d'appartement.

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Un miracle. Car le premier porteur de cette prothèse, âgé de 76 ans, était mort soixante-quatorze jours après l'implantation de l'appareil, le 16 mars 2014, à la suite de l'arrêt inopiné de la machine. Pour la deuxième opération, "nous avons choisi un malade plus jeune, aux fonctions rénales et hépatiques encore peu atteintes, et avec une bonne fonction pulmonaire", avait expliqué le professeur. Quant à la prothèse, il a "procédé à des ajustements" sur son fonctionnement.

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