Greffe de Pierre Ménès : comment va fonctionner le don d’organes ?

Santé

SAUVER DES VIES – A l’instar du consultant de Canal +, plus de 21.500 Français sont dans l’attente d’une greffe. Face au besoin grandissant, la législation s’adapte. Dès janvier 2017, le principe de consentement présumé au don d’organes va être renforcé.

L’absence de l’antenne de Pierre Ménès soulevait des questions sur son état de santé. Sa compagne, Melissa Acosta, s’est montrée plutôt rassurante ce mardi 20 décembre. Dans un long message posté Facebook, elle explique que son ami a eu la chance de bénéficier d’une greffe d’organe, dont on ignore encore la nature. "Voilà déjà une semaine que l’on a eu ce don magnifique. Qui nous a rendu le sourire, surtout l’espoir et l’envie de vivre", écrit-elle.

Comme eux, 21.464 Français étaient dans l’attente d’une greffe en 2015. Parmi eux, seulement 5.746 en ont bénéficié. Pour faire face à la pénurie d’organes, le législateur a décidé de renforcer le principe du consentement présumé. 

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Que dit la loi ?

En matière de dons d’organes et de tissus, la solidarité nationale prime. Le 1er janvier 2017, le principe du consentement présumé sera d’ailleurs renforcé. Ainsi, un organe pourra vous être prélevé, même si vous ne vous êtes jamais exprimé sur le sujet. En cas d’opposition, il faudra être impérativement inscrit sur le registre national des refus . Dans la pratique, l’équipe médicale consultera toujours les proches avant l’opération. 

Combien d’organes peuvent être prélevés ?

A condition d’être compatible avec les receveurs, une seule et même personne peut donner plusieurs organes. Cœur, reins, poumons, foie, pancréas, intestin ou encore cornées, peau, os, artères, ligaments et tendons… tout dépend de l’état des organes et des tissus après le décès du patient. S’ils peuvent être greffés, ils le seront. 

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Peut-on donner des organes de son vivant ?

Le rein et le lobe de foie sont les seuls organes qu’il est possible de donner, tout simplement parce que l’on peut vivre sans. Cependant, des conditions strictes doivent être respectées. Comme l’explique l’Agence de la biomédecine sur son site, il faut être majeur, avoir exprimé son consentement devant un juge du tribunal de grande instance, être en bonne santé, compatible avec le donneur et avoir un lien de parenté ou affectif avec le receveur depuis au moins deux ans. 

Les greffés vivent-ils comme les autres ?

L’organisme rejette de moins en moins la greffe grâce aux progrès réalisés dans l’immunosuppression. Globalement, 90 à 95% des reins greffés fonctionnent toujours après 12 mois et 80% des greffons sont encore parfaitement fonctionnels 5 ans après la greffe. "Dans le cas d’une greffe de rein, cela permet d’échapper à la dialyse qui est très contraignante, soulignent les experts de l’Agence de la biomédecine. (…) Pour d’autres organes comme le cœur, les poumons ou le foie, la greffe sauve la personne d’un décès à court ou moyen terme." Dans tous les cas, les patients voient leur qualité de vie s’améliorer.

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