Hôpitaux : les maladies et infections nosocomiales en forte baisse en région parisienne

Hôpitaux : les maladies et infections nosocomiales en forte baisse en région parisienne

Santé
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RECUL - Les maladies nosocomiales ont diminué entre 2012 et 2017 dans les hôpitaux franciliens, indique Le Parisien ce vendredi. Un chiffre qui reste en revanche stable sur toute la France.

Pour certains, le séjour à l’hôpital peut tourner au drame. Pour d’autres, il ne se passe pas comme prévu. Venues pour se faire soigner, certaines personnes attrapent une autre maladie : ce sont les infections nosocomiales. Selon les chiffres officiels, 750.000 personnes en contracteraient chaque année, et 4000 cas de décès seraient constatés. 


Des chiffres alarmants qui sont cependant en baisse dans les hôpitaux de Paris (AP-HP), révèle Le Parisien ce vendredi. Entre 2012 et 2017, une baisse de 20% a ainsi été constatée, contrairement aux chiffres nationaux qui restent stables, toujours selon le quotidien. En région parisienne ls seraient ainsi passés de 8,1% à 6,5%. La moyenne nationale étant à 7,4%.

Pour comprendre comment de tels chiffres ont pu être obtenus à Paris notamment, Le Parisien a suivi le quotidien du personnel médical de l’hôpital Cochin (Paris 14e). L’hygiène est au cœur des préoccupations, et rien n’est laissé au hasard, de l’usage de gels hydrologiques, aux bijoux, en passant par l’interdiction de vernis ou des faux ongles. A chaque écart, le personnel peut être réprimandé, puisqu’on lui demande d’être irréprochable.

Hygiène au quotidien

A Cochin, on fait la chasse aux bactéries, un infirmier indique même utiliser du gel hydroalcoolique "parfois 70 fois par jour". Une nécessité dans des services où les personnes sont vulnérables, précise le quotidien. Et quand les maladies sont quand même présentes, voire persistantes, l’hôpital enquête afin de trouver les causes précises. 

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Plan santé : comment sauver les hôpitaux publics ?

Les médecins expliquent enfin que si les chiffres sont bons, c’est grâce aux messages de prévention effectués mais également au matériel utilisé. De plus en plus perfectionné, il sauve des vies et se révèle être bien plus hygiénique.


Encore aujourd’hui, les infections urinaires restent les plus importantes, devant les infections pulmonaires. Viennent ensuite les infections du sang (ou septicémies) et les infections de site opératoire. Cochin rappelle que chaque geste peut sauver des vies.

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