Incendie de Notre-Dame : l’Agence régionale de santé rassure sur les taux de plomb relevés

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Incendie à Notre-Dame : un symbole de Paris dévasté par le feu

SANTE - Après des révélations de Médiapart sur les forts taux de plomb à l’intérieur et autour de la cathédrale Notre-Dame, l’Agence régionale de santé a publié un communiqué pour rassurer, expliquant qu’aucune mesure de protection particulière n’était nécessaire à ce stade.

Les poussières de plomb issues de l’incendie de Notre-Dame représentent-elles un danger pour les riverains ? Jeudi 4 juillet, l’Agence régionale de santé (ARS) a cherché à rassurer sur les risques, tout en annonçant avoir ordonné un nouveau nettoyage du parvis de la cathédrale, fermé au public depuis l'incendie qui a ravagé le monument.

Selon Mediapart (article réservé aux abonnés), des prélèvements effectués début mai à l'intérieur et aux alentours de la cathédrale ont mis en évidence des taux de plomb 400 à 700 fois supérieurs au seuil autorisé. Et le journal en ligne d'ajouter que la préfecture de police de Paris et l'ARS auraient choisi de ne pas rendre ces chiffres publics pour ne pas alarmer la population et les agents travaillant à proximité de Notre-Dame.

Ces résultats n'appellent pas à ce stade de mesure de protection particulièreAgence régionale de santé d'Ile-de-France

Cependant, dans un communiqué publié jeudi soir, l'ARS Ile-de-France s'est voulue rassurante. Si elle reconnaît que les dizaines de prélèvements de poussières dans l'espace public parisien effectués par la préfecture de police de Paris "montrent ponctuellement des valeurs élevées", sans confirmer ni infirmer les niveaux évoqués par Mediapart, elle estime que "ces résultats n'appellent pas à ce stade de mesure de protection particulière". Elle estime qu'il faut continuer à effectuer des mesures à l'intérieur des bâtiments, pour s'assurer que les seuils réglementaires ne sont pas dépassés.

L'ARS ajoute qu'il n'existe aucune "norme sanitaire" en matière de "poussières extérieures", que ces mesures dans l'espace public peuvent être "très hétérogènes", et qu'il n'est pas sûr que les niveaux relevés soient liés à l'incendie de la cathédrale.

Un deuxième nettoyage demandé

En revanche, l'ARS précise que pour le parvis de Notre Dame, elle "a pris connaissance en fin de semaine dernière des résultats de prélèvements effectués qui montrent que les premières mesures de nettoyage n'ont pas eu l'efficacité souhaitée", et dit avoir demandé un deuxième nettoyage, suivi de nouveaux prélèvements.


L'ARS ajoute que l'interdiction d'accès au public (mise en place dès l'incendie) "sera maintenue tant que l'efficacité de ces mesures de dépollution n'aura pas été constatée ou que le risque d'exposition des publics n'aura pas été réduit".


Quant au fait que des analyses seraient cachées au public, l'ARS dit avoir "assuré une communication transparente sur la situation et les mesures prises depuis le 15 avril", avec des prélèvements environnementaux qui ont "débuté dès le lendemain de l'incendie, se poursuivent et continueront afin de documenter aussi précisément que possible la dispersion du plomb (...) et d'adapter si nécessaire les mesures prises".

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