Japon : un bébé pesant seulement 268 grammes à la naissance quitte la maternité en bonne santé

Santé

JAPON - C’est une première mondiale pour un garçon. Un bébé japonais est sorti en bonne santé de l’hôpital universitaire Keio de Tokyo après être né prématuré à 22 semaines de grossesse, alors qu’il ne pesait que 268 grammes.

Il était si petit à la naissance qu’il tenait dans le creux de la main d’un adulte. Au Japon, un nourrisson né très prématurément, et qui ne pesait alors que 268 grammes, est sorti de l'hôpital en bonne santé après cinq mois en unité de soins, a annoncé l'établissement universitaire Keio de Tokyo. C’est une première au monde : selon les données connues, jamais un garçon aussi petit au moment de l’accouchement n’avait quitté une maternité sain et sauf.

La naissance de l’enfant avait dû être provoquée au bout de 22 semaines de grossesse en raison d’un arrêt de croissance. Après cinq mois de soins intensifs, il pesait 3,238 kg la semaine dernière et boit désormais du lait normalement.

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"Je n'étais pas sûre qu'il survive"

"Franchement, je n'étais pas sûre qu'il survive. Je suis heureuse qu'il ait tant pris de poids", a témoigné sa mère dans un message transmis aux médias. Le médecin qui a suivi le nourrisson, Takeshi Arimitsu, dit avoir à coeur de "faire savoir que même quand un bébé naît très petit, il existe une possibilité qu'il puisse quitter la maternité en forme", tout en soulignant que les décisions concernant les très grands prématurés exigent prudence et éthique.

 

Le taux de survie des nouveaux-nés de moins de 300 g est encore très faible, souligne en effet l'hôpital, "surtout lorsqu'il s'agit d'un garçon". De précédents cas de sortie de l'hôpital après plusieurs mois sans problème de santé de nourrissons garçons nés avec un poids de moins de 300 g ont été enregistrés en Allemagne en 2009 (274 g), au Japon en 2009 (297 g), 2011 (294 g) et 2015 (289 g), selon un registre international tenu par l'université de l'Iowa (Etats-Unis).

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Ces enfants doivent ensuite bénéficier d'une attention médicale particulière au moins durant leurs premières années.

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