Alzheimer : zoom sur les thérapies sans médicament

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JOURNÉE MONDIALE - Art-thérapie, tai-chi, théâtre, et autres thérapies non-médicamenteuses peuvent venir à la rescousse des patients souffrant de la maladie d’Alzheimer.

Alors que l’Assurance maladie ne rembourse plus les médicaments destinés à retarder les effets d’Alzheimer depuis le 1er août dernier, au motif d’une balance bénéfice-risque défavorable, les regards se tournent de plus en plus vers les autres formes de thérapies. Comme les médicaments, ces techniques de soin visent à retarder les troubles de la maladie et à préserver l’autonomie des patients. Elles ont aussi l’avantage de leur faire garder un lien social et de rompre l’isolement dans lequel peuvent s’enfermer certains malades. 


Diverses et variées, les prises en charge non-médicamenteuses peuvent être spécifiques à différents stades de la maladie. Elles peuvent être mises en place en groupe ou de façon personnalisée, à domicile ou à l’extérieur, en fonction des besoins et des envies de la personne concernée. En voici une liste non-exhaustive.

Les activités physiques

Tai-chi, marche à pied, vélo, peu importe ! Continuer à pratiquer une activité physique le plus longtemps possible ne sera que positif. En plus de limiter les lésions cérébrales, l’exercice aide à prévenir les chutes et à préserver la mobilité. Des thérapies adaptées aux besoins de chacun peuvent être administrées par des kinésithérapeutes, des psychomotriciens ou encore des ergothérapeutes. 

Solliciter les sens

Stimulation multisensorielle, aromathérapie, chromothérapie, luminothérapie ou encore thérapie assistée d’animaux ont un impact positif sur l’humeur des personnes en favorisant un mieux-être. D’autres techniques comme le massage et la relaxation peuvent détendre le patient et l’aider à trouver le sommeil, ou encore à réduire l’anxiété et les troubles du comportement. Les activités artistiques comme l’art-thérapie ou la musicothérapie aident à améliorer l’expression orale dans les stades avancés de la maladie et à diminuer les symptômes comportementaux.

Organiser son environnement

Le principe est de réaménager l’espace du domicile du patient pour l’adapter à ses besoins. Les connaissances des technologies d’un ergothérapeute et de diverses techniques permettent de sécuriser l’environnement et de l’adapter pour prévenir les difficultés quotidiennes et prolonger l’autonomie du malade. 

Faire travailler son cerveau

Il existe aussi des ateliers mémoire qui reposent sur une approche neuropédagogique. La mémoire et l’attention sont sollicitées, comme la confiance en soi et la socialisation. Adaptable à tous les stades de la maladie, cette méthode appelée la stimulation cognitive vise à optimiser les fonctions préservées du cerveau.


Une autre méthode, la revalidation cognitive, repose sur des techniques compensatoires pour pallier le déficit cognitif de la personne cette fois. Assurée par des neuropsychologues ou des orthophonistes, le principal objectif est de permettre le maintien à domicile en favorisant l’autonomie.


Bien sûr, ces types de traitements ne permettent pas de soigner la maladie, mais peuvent

considérablement améliorer la qualité de vie des patients. « Bien qu’il existe peu de preuves scientifiques (seuls des essais cliniques randomisés et contrôlés peuvent prouver une réelle efficacité), tout le personnel soignant en contact avec les malades s’accorde à dire qu’il existe un réel effet bénéfique », souligne le Dr Maï Panchal, directrice scientifique de la Fondation Vaincre Alzheimer.


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