VIDÉO - Journée mondiale de l'AVC : les bons moyens de s'en prémunir

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PRÉVENTION – Alors que près de 130.000 français sont touchés chaque année par un accident vasculaire cérébral, certains facteurs de risques peuvent être éliminés. A l’occasion de la journée mondiale de l’AVC, ce dimanche 29 octobre, LCI fait le point.

Près de 500 000 Français souffrent aujourd’hui des conséquences d’un accident vasculaire cérébral (AVC). "L’attaque cérébrale" est ainsi la première cause de handicap chez l’adulte, la deuxième cause de démence et la troisième cause de mortalité, indique le site Ameli Santé. Et pour cause, lorsque le sang s’arrête de circuler dans une partie du cerveau, celui-ci ne reçoit plus l’oxygène et les éléments nutritifs dont il a besoin.


Il n’est pas toujours possible de prévenir un AVC. "Parmi les facteurs de risque, certains tels que l’âge, le sexe (masculin), le poids de naissance (inférieur à 2,5kg) ou une histoire d’AVC dans la famille ne sont pas modifiables", prévient Marie-Germaine Bousser, professeur de neurologie à l’Université Paris-Diderot et membre titulaire de l’Académie nationale de Médecine dans son livre AVC : en réchapper et y échapper  (ed. Muscadier et INSERM). En revanche, il est possible d’agir sur d’autres facteurs.

Les facteurs médicaux

L’hypertension artérielle, le diabète et l’hypercholestérolémie sont trois maladies susceptibles d’augmenter les risques d’AVC. Mais parfois, aucun symptôme ne se manifeste pendant des années. D’où l’importance de suivre l’évolution de sa pression artérielle, de sa glycémie (taux de sucre dans le sang) et de sa cholestérolémie (taux de cholestérol dans le sang).


-L’hypertension artérielle : "elle multiplie le risque d’AVC par quatre", note le Pr Bousser. Pour baisser la pression artérielle, elle préconise de diminuer le sel dans la nourriture, de pratiquer régulièrement une activité physique et de se faire prescrire des médicaments le cas échéant.


-Le diabète : "il multiplie le risque d’infarctus cérébral par trois, en abaisse l’âge de survenue, et en accroît la sévérité", relève encore le médecin. Là encore, le traiter permet de diminuer le risque. 


-Le cholestérol : une trop grande quantité de cholestérol dans le sang favorise le développement de complications artérielles, AVC inclus. Ici, un régime pauvre en graisses et la prise de médicaments, comme les statines, peuvent être conseillés par le médecin traitant.

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-Le tabac : il « double le risque d’AVC et, avant 50 ans, il quadruple le risque », explique le Pr Marie-Germaine Bousser. Bien sûr, plus on fume beaucoup et depuis longtemps, plus le risque est grand. Inversement, il diminue peu à peu après l’arrêt du tabac.

 

-L’alcool : la boisson est toujours un facteur de risque majeur de l’AVC. Le risque est toujours présent même lorsque la consommation est faible (deux verres de vins pour ces messieurs et un verre pour ces dames). 


-L’obésité : un IMC trop élevé est souvent lié à des maladies comme l’hypertension artérielle ou l’hypercholestérolémie. Mais même sans elles, le risque s’accroît. 


A noter : l'IMC se calcule en divisant le poids (en kilos) par la taille (en mètres) multipliée par la taille (toujours en mètres). L'équivalent de la formule :poids/taille². Quand le résultat est inférieur à 18,5, on parle de maigreur, entre 18,5 et 24,9, le poids est considéré comme "normal". Entre 25 et 29,9, la personne concernée est en surpoids. A partir de 30, on parle d'obésité et, dès 35, d'obésité sévère.


-L’absence d’activité physique : "les personnes qui n’ont pas d’activité physique régulière ont un risque d’AVC supérieur de 25 à 30% à celles qui en ont une et à l’inverse, l’activité physique régulière diminue le risque", affirme la spécialiste. 


-L’alimentation : les conseils diététiques foisonnent. Et pour cause, ce facteur de risque est particulièrement difficile à étudier scientifiquement. "Les données les plus solides concernent l’effet néfaste du sel et l’effet bénéfique des fruits et légumes, indique la chercheuse. Des données d’observation, mais sans preuve scientifique, suggèrent une relation entre diminution du risque d’AVC et augmentation de la consommation de nombreux autres aliments : poisson, noix de toutes sortes, huile d’olive extravierge, thé, chocolat, viande blanche etc ." 

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Parce que la prévention de l’AVC passe aussi par l’assiette. 

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