L'Assemblée nationale valide le don de chèques-vacances aux soignants

En raison des règles sanitaires, l'Assemblée nationale n'accueille que 150 députés dans l'hémicycle
Santé

SOLIDARITÉ - L'Assemblée nationale a donné son ultime feu vert à une proposition de loi LaREM permettant aux salariés de "donner" des congés sous forme de chèques-vacances aux soignants. Le texte doit passer une dernière fois devant le Sénat pour une adoption définitive.

Aider les soignants en leur faisant don de chèques-vacances, ce sera bientôt possible. Ce jeudi 16 juillet, l'Assemblée nationale a donné son ultime feu vert à une proposition de loi LaREM permettant aux salariés de "donner" des congés sous forme de chèques-vacances aux soignants. Pour être adopté définitivement, le texte doit une nouvelle fois être adopté au Sénat, où il fera l'objet d'un vote mercredi prochain.

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"Distribués d'ici le 31 décembre prochain", ces chèques-vacances seront "réservés aux personnels dont les revenus n'excèdent pas trois Smic", a précisé son auteur Christophe Blanchet (LaREM). Un salarié pourra renoncer à un ou plusieurs jours de congés dans une limite fixée par décret, contre le versement par son employeur d'une somme d'argent à l'Agence nationale pour les chèques-vacances. Cette agence répartira ensuite les chèques-vacances aux "établissements médico-sociaux"

Brigitte Klinkert, ministre déléguée à l'Insertion, a salué un "acte de générosité", tout en soulignant qu'il n'a "nullement vocation à se substituer aux politiques publiques". Elle a ainsi insisté sur la "revalorisation de l'ensemble des carrières" des soignants actée par l'accord du Ségur de la Santé

Un dispositif "à côté de la plaque" pour la gauche

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L'opposition de gauche juge en revanche ce dispositif "inefficace" et "à côté de la plaque". Ces chèques-vacances, "c'est de la charité et l'hôpital se fout de la charité", a réagi la députée LFI et aide-soignante de profession Caroline Fiat, en assurant citer un soignant. Cette proposition "est à côté de la plaque" et "culpabilise" les salariés, a aussi jugé le communiste Pierre Dharréville. Le socialiste Alain David a fait part de "son malaise" lui aussi, avec cette "proposition inaboutie et pour tout dire un peu hors-sujet".

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