L'étiopathie, une médecine manuelle pour soigner les maux

Santé

A l'heure où les gens se tournent de plus en plus vers les médecines traditionnelles où la prise de médicaments est limitée, l'étiopathie est la forme la plus aboutie de la thérapie manuelle. En quoi améliore-t-elle notre quotidien ? A l'occasion du 40ème Congrès de l'étiopathie se déroulant les 3 et 4 juin à Marseille, la professionnelle Patricia Guillerm Le Prigent met en lumière les spécificités de sa profession.

"L'étiopathie est avant tout basée sur une méthode de réflexion, sur une analyse des pathologies. C'est à partir du diagnostic établit que nous pouvons traiter au mieux les maux du patient" explique l'étiopathe Patricia Guillerm Le Prigent. Son métier, elle le pratique depuis plus de 20 ans. Elle le connait sur le bout des doigts et elle tente de vous l'expliquer : "Ce n'est pas une thérapie qui va se substituer à la médecine allopathique, elle va être complémentaire". L'étiopathie est souvent comparée à l'ostéopathie, autre forme de médecine alternative menant des actions sur le système osseux du corps. "La principale différence entre nos deux fonctions se trouve dans la méthode systémique de notre diagnostic. La manière de manipuler et de soigner le patient est, elle aussi, divergente" déclare-t-elle. 

Qu'est-ce que ça soigne ?

L'étiopathie peut soigner de nombreuses pathologies. Elle peut à la fois traiter des troubles articulaires, des entorses, des douleurs aux cervicales… tout comme un mal de dos. Les étiopathes agissent aussi sur les problèmes d'aspects osseux et viscéraux  comme les troubles urinaires, ORL, sinusites ou bronchites. MAis attention, l'étiopathie n'a pas la prétention de pouvoir tout soigner, elle se contente d'agir sur des défaillances lorsqu'elles sont à un stade progressif. "Une personne qui a une fracture trop grosse ou une articulation qui ne répond plus du tout doit alors s'adresser au domaine chirurgical", témoigne Patricia Guillerm Le Prigent. 

Quelles sont les méthodes pour soigner ?

L'étiopathe met un point d'honneur sur l'importance du diagnostic du patient. "Pour certains malades, l'étiopathe est la première personne consultée lorsqu'un trouble survient. Parfois nous n'avons ni carnet de santé, ni radio. D'où l'importance de prendre le temps de trouver l'origine du problème", admet la professionnelle. L'échange avec le patient permet ainsi de connaitre ses antécédents et de trouver l'origine de la douleur ou de la perte de fonction. L'étiopathe intervient ensuite manuellement sur le malade, avec des gestes simples, précis et rapides grâce à un panel de techniques assez large. Une séance dure en moyenne 20 minutes, mais cela peut varier selon le patient. Pour traiter une douleur, une consultation peut suffire, mais en général il faut compter trois à quatre séances pour une action efficace et durable. "Si le patient a attendu longtemps avec un problème qui persiste, il est probable qu'il faille plus de séances", explique l'étiopathe.

Comment les consultations sont prises en charge par les mutuelles ?

"Nous sommes au 40ème congrès international d'étiopathie, ce qui montre que la profession prend un réel tournant", se réjouit Patricia Guillerm Le Prigent. Certaines mutuelles vont prendre en charge une partie de la consultation, à hauteur de 20 à 50 euros la séance. Le site officiel de l'étiopathie a établi la liste des mutuelles qui remboursent la séance. Le prix moyen d'une séance est de 45 euros, mais selon les professionnels et les villes, cela peut aller de 30 à 100 euros. 

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