La chirurgie mini invasive de plus en plus plébiscitée

La chirurgie mini invasive de plus en plus plébiscitée

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MEDECINE - Elle constitue l'un des plus récents progrès en matière de chirurgie. La chirurgie mini invasive se pose de plus en plus comme une alternative à la chirurgie "à ciel ouvert" de par ses nombreux avantages pour le patient comme une récupération plus rapide et des cicatrices moins voyantes.

En gynécologie, cardiologie, cancérologie ou encore en urologie, la chirurgie mini invasive poursuit sa révolution en salles d'opération. Cette technique consiste à opérer le patient par petites incisions de l'ordre du centimètre grâce à l'utilisation d'instruments longs et fins généralement robotisés, couplés à un système d'imagerie vidéo. On parle d'arthroscopie lorsque l'intervention s'applique à une articulation, de laparoscopie ou cœlioscopie lorsqu'elle se situe dans l'abdomen et de thoracoscopie pour le thorax.

Les premiers domaines d'applications ont été la chirurgie gynécologique, pour opérer des kystes ovariens, puis la chirurgie digestive avec aujourd'hui un grand nombre d'opérations du cancer du côlon. Les chirurgiens pratiquant ce nouveau type d'opération sont appelés endoscopiste. Son métier consiste d'abord à explorer, en particulier avec la fibre optique des fibroscopes, et de plus en plus à réparer l'intérieur du corps grâce à des appareils commandés à distance.

Une convalescence plus courte

"Quand j'ai commencé à pratiquer on m'a dit "l'endoscopiste est un chirurgien frustré". Finalement avec le temps, l'endoscopiste est de plus en plus un chirurgien et de moins en moins frustré", se souvient l'un d'eux, le Dr Geoffroy Vanbiervliet du CHU de Nice. Dans son domaine, l'endoscopie digestive, il fait part de "résultats bluffants" avec des risques toujours "faibles" pour les patients. Grâce à ces petites incisions, les tissus cutanés, la paroi abdominale et la cage thoracique sont mieux respectés.

Les avantages par rapport à la chirurgie traditionnelle sont donc intéressants car multiples : moins de saignements, moins de douleurs, moins de risques infectieux, des cicatrices réduites et une durée d'hospitalisation raccourcie… bref une convalescence plus rapide. Avec l'essor récent de cette technique, s'ensuit le développement de la chirurgie dite "ambulatoire" : un patient entre en salle d'opération le matin et ressort de l'hôpital en fin de journée, ce qui permet de réduire fortement la facture.

"Les taux de survie sont identiques"

Pionnier en matière de chirurgie mini invasive dans le cancer du poumon, l'Institut mutualiste Montsouris (IMM, Paris) estime à 2 000 euros en moyenne l'économie réalisée par opération de ce type par rapport à la technique classique. L'IMM a réalisé 545 opérations de ce genre dont 400 pour extraire des tumeurs cancéreuses précoces (stade 1). Plusieurs études montrent que "les taux de survie à cinq ans sont identiques voire meilleurs", indique le chirurgien de l'IMM Dominique Gossot.

Pourtant la chirurgie mini invasive pour les cancers du poumon a mis du temps à s'imposer. Et même si la pratique est "recommandée" dans ce domaine, certains chirurgiens restent "réticents". "Les chirurgiens qui ont mis des années à apprendre une chirurgie lourde avec de gros risques résistent à un changement qui introduit une petite part d'incertitude en raison de l'apprentissage", conclut le Dr Gossot. Mais de manière générale, les équipes chirurgicales sont aujourd'hui de plus en plus nombreuses à opter pour ce type d'intervention, moyennant une formation spécifique.

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