La photo d'un poumon détruit par le Covid-19 fait douter des internautes, mais elle est authentique

La photo d'un poumon détruit par le Covid-19 fait douter des internautes, mais elle est authentique
Santé

À LA LOUPE – Le cliché d'un poumon très détérioré a été relayé sur les réseaux sociaux et présenté comme celui d'une patiente ayant souffert du Covid-19. Les séquelles sont telles que des doutes ont émergé sur son authenticité. Il s'agit pourtant d'un cas avéré.

Un montage photo circule en ligne, montrant d'un côté un poumon en parfaite santé, et de l'autre celui d'une patiente qui aurait contracté le coronavirus. Ce dernier, totalement méconnaissable, se trouve dans un état très détérioré. Une image qui a laissé perplexes des internautes, se demandant s'il s'agissait réellement d'un organe affecté par le Covid-19.

Certains se demandent s'il s'agit d'une fake news, quand d'autres suggèrent que l'état de ce poumon pourrait s'expliquer par d'autres facteurs, tels qu'un tabagisme excessif. Des recherches permettent néanmoins de vérifier la véracité de ce cliché. L'histoire de la patiente à qui ce poumon a été retiré a en effet été racontée il y a quelques semaines de cela par le New York Times

Une greffe comme seul espoir

Le quotidien américain, le 11 juin dernier, a expliqué qu'une patiente atteinte du Covid-19 a vu ses poumons très gravement détériorés, la plaçant en danger de mort. Pour la sauver, les médecins du Northwestern Memorial Hospital de Chicago, ont pris la décision de réaliser une greffe de poumons, "la première connue aux États-Unis", dans le cadre de l'épidémie souligne le journal.

"L'opération, qui a duré dix heures, était difficile et a duré plusieurs heures de plus que la plupart des transplantations pulmonaires, car l'inflammation due à la maladie avait laissé les poumons de cette femme comme plâtrés aux tissus qui les entourent, le cœur, la paroi thoracique et le diaphragme", a réagi le Dr Ankit Bharat, en charge de la chirurgie thoracique au sein de l'hôpital.

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La patiente, âgée d'un peu moins de 30 ans, a résisté à cette opération lourde, même s'il lui a fallu par la suite conserver l'aide d'un respirateur afin de lui permettre de se remettre. Elle ne présentait pas de pathologie sous-jacente, ont souligné les médecins, suggérant ainsi que le Covid-19 était le responsable de la dégradation de ses poumons. Ils ont néanmoins noté qu'elle prenait un médicament pour un problème mineur, et que celui-ci pouvait avoir contribué à réduire ses défenses immunitaires. 

Le chirurgien qui a réalisé l'opération, dixit le New York Times, a rarement observé dans sa carrière des poumons dans un tel état de dégradation. Pour les équipes médicales, la greffe pourrait constituer une solution lorsque des patients dans un stade critiques voient leurs poumons aussi affectés. Il ne peut néanmoins pas s'agir d'opérations généralisables à une vaste échelle, en raison du besoin d'organes en bonne santé et de la lourdeur d'une telle greffe pour le corps des personnes concernées. 

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